mercredi 21 octobre 2009

La tête dans les nuages

Ou plutôt la tête dans le cul... le cul dans les nuages.

J'ai passé une semaine de merde, merci.

Mon sac à patience a été épuisé en début de semaine. Recherche d'un logement, d'une job, de solutions rapides et efficaces pour survenir à nos besoins de bases. Malgré toutes ma bonne volonté pour subvenir au bonheur de ma troupe de survivers extrêmes, j'ai dû user d'imagination pour que la vie soit aussi simple et jolie qu'elle peut être à tous bons voyageurs, nonobstant l'inexpérience de mes filles dans ce domaine et leurs plaintes journalières. Bref, j'ai brodé avec les fils disponibles.

Les épices mineures vont très bien. Elles s'adaptent plus rapidement que moi, finalement. J'ai cru avant le départ que le plus grand défi serait de trouver un toit et un emploi, mais je me suis trompée. Le vrai challenge est de me faire un réseau humain et, selon mon expérience, c'est long.
Je ronge donc mon frein cette semaine pour une situation qui ne prendra pas plus de temps que la vie ne demande.

En prime, pour ajouter à mon déshonneur victorieux, nos photos et vidéos de voyages ont été échappés dans l'espace virtuel d'une poubelle inexistante. Résultat : j'ai pleuré pendant deux jours cette perte d'expériences familiales qui n'existe plus que dans nos têtes.

Pour me consoler, le Chat m'a amené en haut de la Grey Montain. On voulait voir les nuages qu'on voit d'ici depuis deux semaines : mission accomplie.

Vue de l'endroit visé... le 12 septembre.








La Montain Grey depuis deux semaines...








Vue sur la Montain Grey dedans... le 20 octobre.








Moi, prête à monter avec mes deux jambes tremblantes la sub-mentionnée montagne suite à quelques difficultés techniques avec le Jeep qui semblait vouloir s'évader vers le ravin bordant la route glissante.





Chat devant les montagnes et les lacs.







Bonne nouvelle de la semaine après ma survie et l'apothéose de l'aventure Montain Grey : j'ai maintenant un ordinateur portable offert par Mamie Garande, Mamie Mado et Homi Garande qui, je crois, avaient bien envie d'avoir des nouvelles de nous avec nos faces en prime. Ce petit trésor compact me permettra de peaufiner mes textes, engranger des images et surtout, prendre des nouvelles de vous zitou.

Les fifilles ont joués ce soir avec leur nouvelle amie de l'hôtel où nous habitons. Pretender est d'origine indienne et étudie à l'école d'immersion française. Elle vit ici avec sa mère, ses frères et soeurs, son oncle et surtout sa grand-mère (on n'est pas trop sûres) et elles se sont bien amusées. On devra débattre demain pour savoir si les épices iront à leur rendez-vous avec Pretender en après-midi ou partir tôt demain en direction de Carcross. J'hésite entre la majorité du nombre et ma persistance égoïste à visiter le Yukon.

J'ai passé une semaine de cul entre la réalité et les nuages. Je souhaite entendre vos leitmotiv personnels qui vous permettent de survivre à vos jours de merde.

vendredi 16 octobre 2009

La petite vie s'installe...

C'est Homi Garande qui reprend du clavier à la demande de la Maman, because liaison Internet intermittente.

Elle fait dire que tout va bien avec les 3 autres épices. Elle a placé quelques CV et, en attendant d'avoir un emploi, elle a commencé à faire du bénévolat - en anglais, s.v.p. - tous les avant-midi depuis mercredi ! Elle dit aussi qu'un ordi portable lui serait vachement utile. Bon. Si vous ou une de vos connaissances en avez un à vendre à bon prix, faites-le lui savoir à elle ou à Homi Garande (de toute façon, il va quand même le savoir quand il aura la facture...)

Voici son adresse postale pour les 3 mois à venir :
Les 4 Épices (ou leurs propres noms, ça fait aussi)
P.O. Box 31780
Whitehorse, YT
Y1A 6L3

Elle s'est donnée un coup de soleil dans la face. Faut le faire à -15° Celsius ! Et finalement, elle dit qu'il fait noir le matin quand les fifilles vont prendre leur autobus scolaire et il y a présentement une belle neige floconneuse sur la ville, c'est vraiment beau. Bref, la vie suit son cours et tout va bien.

mardi 13 octobre 2009

Quelques belles surprises...

La Louve a fait une crise de larmes cette semaine soi-disant parce qu'elle s'ennuie de Québec. Ça m'a brisé le coeur jusqu'à ce que j'en sache la raison : «Ici, je peux pas caresser les chiens dans la rue parce que je sais pas le demander en anglaiiiiis ! »
Mère infâme, j'ai pouffé de rire...

Samedi matin, nous avons changé de chambre pour y finir le mois et nous habitons maintenant au sous-sol de l'hôtel. Nous n'avons plus du tout de vue extérieure, mais nous disposons maintenant d'une cuisinette qui me permet d'improviser des repas un peu plus complexes qu'avec seulement un minuscule micro-ondes.

Nous avons reçu notre première visite officielle depuis notre arrivée à Whitehorse directement à notre chambre d'hôtel. Josianne est venue partager une p'tite frette avec nous samedi soir. On a renouvellé le plaisir de passer du temps avec elle dès le lendemain lorsque les filles et moi sommes débarquées chez elle pour la sortir de force de son pyjama et l'entraîner avec nous prendre une marche. Pour se venger, elle nous a invités à souper...

Une autre belle surprise nous attendait ce matin lorsque nous sommes sorties de notre tanière : un ciel bleu à n'en plus finir! Quelle joie après la pluie et la grisaille! On en a profité pour se vitamineDémiser en accompagnant le Chat sur le Chalk Hill, tout près de notre hôtel. Quelques mètres de sentiers à monter pour profiter d'une superbe vue panoramique sur la ville. Les photos parlent d'elles-mêmes...













































Cette promenade nous a menés à l'aéroport juste à temps pour assister à l'atterrissage d'un 727 de la compagnie Jazz et le départ d'un Turbo Prop Otter. (Merci au Chat pour le renseignement, moi j'ai vu un avion moyen avec deux ailes et un ti-avion avec deux ailes, mais j'aiiiiime ça voir des avions !)

Histoire de continuer notre sympathique randonnée, on est passé au Tim Horton sur la Main. English Toffee pour les grands, beignes aux couleurs de l'Halloween pour les fifilles. La Louve a même eu l'occasion de pratiquer son anglais en demandant à un vieux monsieur : Can I pet your dog pleeeeease ? - Bien sûr ! Lui a répondu le vieil homme dans un français incertain. La Louve était aux anges, mais le dog n'a jamais voulu se faire caresser. Peu habitué aux enfants semble-t-il, malgré l'insistance de la Louve à vouloir partager son beigne avec lui.































Gilles, Manon et les enfants ont eu la gentillesse de venir nous porter deux énormes caisses en provenance de Québec et qui m'étaient adressées. On a maintenant quelques souvenirs de vous, quatre sac de couchage de surplus, divers objets utilitaires (dont un ouvre-boite et un limonadier), mes raquettes de neige, matériaux de bricolage, un masque de plongée sous-marine et une demi-tonne de bobettes et de bas neufs. Un ensemble tout neuf de scrapbooking est apparu dans mon fret. Merci Mamie Garande! Tous les objets superflus pour l'instant iront chez Josianne. Yééé!

Comble du bonheur, Internet s'est décidé à fonctionner ce soir après deux jours de repos non autorisés. Le portable nous avise régulièrement qu'il nous a trouvé un réseau sans fil mais que le signal n'est pas suffisant. C'est un agace réseau.

La semaine recommence demain ainsi que la même To Do List que les deux autres semaines : recherche d'un logement et d'un emploi. Il parait que les gens fonctionnent beaucoup avec le bouche-à-oreille ici, alors j'utilise ma bouche et cherche des oreilles...

Bon mardi à vous !

Photos par Walter Ferguson

samedi 10 octobre 2009

Petite pause

J'ai pris ça plus relax un peu cette semaine. J'ai eu l'impression que la situation stagnait comparé aux roulements d'événements qu'il y a eu ces derniers mois, alors j'ai lâché prise. J'exagère beaucoup quand je dis qu'Internet m'a manqué. À dire vrai, ça m'a fait plutôt du bien d'être obligée de m'arrêter momentanément et de prendre le temps de regarder la situation actuelle.

Premièrement, j'avais besoin de sommeil et mon corps me l'a réclamé de force!

Deuxièmement, j'ai pris le temps de mettre à jour ma liste d'objectifs, avec des jolis feutres que j'ai dû voler aux filles. Activité nécessaire aussi...

Troisièment, ça faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas eu l'occasion de prendre mon temps pour observer les craques du plafond. C'est ma façon de méditer et de réfléchir mettons. Y'en a que c'est la marche, d'autres la boxe. Moi c'est les craques de plafond.

De plus, le vent devrait tourner bientôt et je serai enlevée dans une ronde sociale et culturelle encore une fois. Cette pause dans l'espace-temps fût donc providentielle. J'ai revu mes plans et je serai d'attaque dès mardi (ben oui, c'est une fin de semaine de quatre jours ici...) pour donner un coup d'épaule à la roue et la faire avancer dans le sens que je veux.

Pour le logement, je vais probablement prendre la chambre pour le mois. Histoire de continuer mes recherches pour novembre, me concentrer sur la recherche d'emploi et noircir quelques cartes postales. Haaaa oui... j'ai des photos à prendre un peu partout aussi pour montrer la ville à plein de gens qui nous aiment et qui veulent voiiiiiir! C'est dur la vie de bohème!

Paroles d'épices
Ce matin...
- Aaaarrgggh! Je crois que j'ai attrapé ta grippe la Louve!
- Ben non, ça se peut pas, j'ai encore la mienne. M'affirme cette dernière, le nez bien morveux.

On a une vue affreuse sur l'arrière du centre d'achat d'à côté. Mais la Grande voit les choses différemment si elle s'étire un peu le cou : Wow! On a la vue sur le McDo! La meilleure vue en ville!

Ouais, en changeant l'angle, on voit bien les p'tits bonheurs que l'on veut.

Bonne journée à tous! Nous, on ira faire un tour, bien tranquillement...

vendredi 9 octobre 2009

Juste de même en octobre...

On peut bien voyager, découvrir de Nouveaux Mondes ou simplement changer d'air, c'est toujours soi-même que l'on rencontre au bout de la route. Du haut de la grande montagne poudreuse ou de la petite merde douce d'une vie coulante et roulante entre les quartiers d'une vie qui ne convient plus à nos idéaux. On est toujours là. Juste dire «présente» à la vie. On est toujours là.

Alors je me retrouve devant de bien grands idéaux et seule devant moi-même. Les petits détails font toujours la différence et ils font tous partie de moi présentement, comme je l'ai souhaité. La langue anglaise, trois enfants à charge, les dollars qui s'envolent, pas de toit en vue... et le bonheur qui s'incruste comme un gentleman non invité à mon garden-party. Tout cela me convient bien.

J'ai peur. J'ai peur et j'aime ça. J'ai peur de ne pas trouver de toit pour mes poules, de ne pas trouver ma job de rêve. J'ai peur des sons que j'entends et que je ne connais pas. J'ai peur de savoir ce qui m'attend demain. J'ai peur de monter cette montagne qui me semble si haute.

J'ai peur et j'aime ça.

Comment gérez-vous vos peurs?

Vie courante à Whitehorse 1

Les différences

La conduite
Tout est proche, même si tout semble loin. Le gaz coûte moins cher (en bas d'un dollar, toujours), les conducteurs sont respectueux, les bouchons de circulation n'existent pas, les virages à droite sont la norme et non un privilège, pas de garde-fou sur les courbes ni sur les apics majestueux. Ici, on fait confiance à l'intelligence des gens.

Pour les piétons, c'est le paradis. T'as pas le temps de penser mettre un pied sur une rue, ou même un boulevard, que toutes les voitures s'arrêtent pour te laisser traverser tranquillement. La grande classe quoi!

Nous avons vu un petit modèle RV sympathique sur lequel était inscrit dans la boue maculant le véhicule : We survived the Dempster Highway. Le Dempster Highway est la route de terre la plus longue en Amérique du Nord, elle contient les plus beaux paysages nordiques, passe le cercle article et n'a que trois points de station-service. Bref, c'est mon prochain défi après celui de trouver un logement à Whitehorse.

L'autobus
Les autobus scolaires sont jaunes, oui. Mais il y a des lignes d'autobus pour transporter tous les élèves d'un point à un autre. Les fifilles prennent donc la 15 avec des élèves d'autres écoles pour se rendre à Émily-Tremblay.

Nous disposons aussi d'un service d'autobus de ville et il n'est pas rare de voir juste devant un support à vélo artistiquement conçu pour cet emploi.

Parlant de vélo
Sur toutes les rues, avenues et boulevards, le vélo détient la même qualité de conduite qu'un véhicule ou mieux, qu'un piéton. C'est tout dire.

Les Natives
Quand je dis Natives, je parle d'amérindiens. La moitié des gens que l'on rencontre ici sont amérindiens. On ne peut se mêler à eux vraiment, mais la relation est courtoise. Je n'ai jamais croisé autant de natives... et ils font maintenant partie de ma vie. Je pense à toutes les nations amérindiennes qui vivent près de Québec, est-ce qu'on les connait?

Relations interculturelles
Indiens, américains, chinois, européens, néo-zélandais, australien, canadien-anglais ou québécois... ici on s'en fout. Du moins qu'on arrive à se comprendre le temps qu'on se croise. Les relations interculturelles sont omniprésentes.

Le paysage
Les montagnes qui nous entourent ont été saupoudrées de blanc ces derniers jours, signe incontournable que nous sommes bien au Nord. Sur nous tombe présentement la pluie et le ciel immense me semble encore plus vaste de gris ennuyant. Vaste, déjà un adjectif que je ne pouvais utiliser dans mon ancienne vie.

Les bâtiments
Les bâtiments ne peuvent être érigés à plus de trois étages. Il y a tellement peu de lumière ici, autant ne pas cacher celle du voisin... tsé!

Les indifférences

Les restos
McDonald, Subway, Tim Horton, Canadien Tire, Oualle-Marrrte, sushis, mexicain, chinois, indien... rien pour s'ennuyer.
Le service à l'auto est populaire le matin... j'imagine que c'est pour éviter de sortir de son char sans se geler le cul. Hypothèse à vérifier.

La langue
On se fout bien de la langue que tu parles, du moment qu'on se comprenne. Sourire en prime.

J'ai déjà hâte de vous parler d'un nid, du train-train quotidien, des moins 40 celsius, des courses de chiens et surtout, des aurores boréales. Peut-être aussi d'une montagne à gravir, avant de revenir.

J'ai rencontré hier l'enseignante de la Rouquine :
- Comment ça va l'intégration? Lui demandais-je candidement.
- C'est une de mes fortes, ça fait du bien d'avoir une forte de plus dans le groupe!.

jeudi 8 octobre 2009

Anecdotes en vrak 1

Pas d'Internet pendant trois jours, c'est duuuuuure! J'ai souffert d'abloglepsie (essayez de le répéter rapidement trois fois de suite) : terreurs nocturnes, otite, amortissement intellectuel, narcolepsie et compulsion de recherche d'un contact Internet dès la vue d'un ordinateur. Mais pour ajouter un article sur le blogue, point d'avenue. J'ai donc dormi et lu le plus gros roman que j'ai pu trouver à l'AFY: « Ensemble c'est tout » de Anna Gavalda. Environ 600 pages qui m'ont aidé à tenir quelques heures à peine.

La connexion étant maintenant rétablie, je compulse à souhait pour vous écrire le premier texte venu qui me trottait dans la tête en boucle depuis les derniers jours. En fait, c'est le résultat d'une suggestion d'Homi Garande : raconter des détails de vie.

Écolières
Anecdote relatée par l'enseignante de la Louve, cette dernière s'est fait demander par un autre enseignant si elle était contente d'être au Yukon. Oui! Lui répondit-elle, mais c'est trèèèès looooong venir au Pôle-Nord en autobus!

Aériennes
Première journée à Whitehorse, un hélicoptère passe a environ 700 mètres au-dessus de nous. La Louve s'exclame bien haut, au beau milieu du stationnement de magasin où nous arrivons à peine : Regarde Maman! Regardez les filles! C'est papi qui arrive en hélicoptère parce qu'il trouvait ça trop long de venir en autobus! Alloooooo Papiiiiiiiiiii!!!

Toujours dans l'anecdote aérienne, lorsque nous sommes allées visiter la centrale électrique de Whitehorse, c'est un hydravion qui est passé juste au-dessus de nos têtes. C'est la Rouquine qui a été la plus impressionnée. Ayes! L'avion a deux planches de surf!!! s'est-elle exclamée.

Pancartes




Sans commentaire










Est-ce que c'est des traces d'ours? Demande une Rouquine quelque peu inquiète...









Encore la Louve: Regarde maman! Là-bas on peut voir des oiseaux quand le soleil se couche!




Le sommeil

Témoin nocturne de notre sommeil, le Chat nous a informé d'un problème généralisé de somnambulisme familial. La Grande parle et rit toute seule, la Rouquine lui répond en chantant des chansons et la Louve réclame quelque chose a manger, pour faire changement. Moi, pour ne pas être en reste, m'assied soudainement et engueule... on sait pas trop qui. Bref, une famille tout a fait normale, saine et équilibrée et qui vit, même en dormant.

Les nouveaux souliers

Voici mes beaux bottillons tout neufs posés sur une crevasse haute d'une dizaine de mètres au-dessus de l'eau. Tout ça pour faire peur à Mamie Garande qui, finalement, n'a même pas réagi. C'est triste d'aller si loin sans pouvoir faire peur à sa mère...




Doudoune de confort


LE vêtement de mauvais goût, mais ultraconfortable... c'est doux doux doux! Tout en remplissant quelques cartes postales...







On a rajouté la doudoune de loup pour finaliser mon kit ultra confo.





Je suis ouverte à toutes les suggestions conçernant les questions, textes, sujets ou commérages dont vous pourriez être friands. Lâchez-vous lousse! Ce n'est pas que je manque d'idées, ça j'en ai pour quatre (ben, on est quatre non ?). Je dis juste qu'il y a peut-être des choooooses auxquelles je n'ai pas pensé et que vous aimeriez connaitre.

lundi 5 octobre 2009

Journée de tourisme

L'accès internet n'étant pas très régulier dans notre chambre (web bin - web bai, comme on dirait en Guinée-Bissau), j'avais, plus tôt dans la soirée, une idée de texte pour vous. Mais j'ai du - oh malheur - patienter quelques heures après le rétablissement de la connexion. Pour passer le temps, j'ai renoué avec cette chose qu'on appelle le stylo et j'ai griffoné quelques cartes postales. Je serai donc contrainte de passer au bureau de poste demain. C'est dont platte ça!

Ce qui me fait penser aussi que, mes choses étant quelque peu éparpillées, je vous suggère de m'envoyer votre adresse directement sur mon adresse courriel four_spices@hotmail.com si vous désirez reçevoir quelque chose par la poste. On sait jamais... vous allez peut-être reçevoir une jolie carte postale du Yukon!

Nous allons toutes très bien et le Chat est toujours avec nous à l'hôtel. Je prendrai ma décision demain pour savoir ce que l'on fera conçernant le logement pour ce mois-ci. En attendant, on se lave avec des p'tits savons gratis et on admire notre suberbe vue sur l'arrière du centre d'achat d'en face.

J'ai déja plusieurs idées de textes pour alimenter le blog et nourrir votre curiosité (coudonc, j'ai t'y faim moi-là?) mais ce soir, j'ai besoin de sommeil. On retourne dans l'action tôt demain...

On a fait un peu de tourisme aujourd'hui à divers endroits. Voici quelques photos, et avec légendes en prime !




Sur la Main, devant une boutique.






Toujours sur la Main.
«This statue is dedicated to those who follows their dreams.»

Tiens donc...





Le S.S. Klondike, un incontournable de Whitehorse, malheureusement fermé le dimanche. On aura bien le temps de le visiter bientôt.
J'ajoute aussi que la Grande a reçu une énorme sucette de la part du Chat, récompense accordée grâce à son aide précieuse dans le loadage et le déloadage du jeep. Ce qui explique la babounne des deux autres...








Petite visite de la centrale hydro-électrique de Whitehorse. L'endroit est aménagé de sentiers tout au long du barrage. La Grande et la Louve ont suivi le Chat en haut du pit de sable pour admirer la vue de plus haut.











Le pit de sable.











Enfants courant (près d'une centrale électrique, rappelons-le) de graves dangers...











C'est beau, hein?

samedi 3 octobre 2009

Enfin les photos! Nous les avons dispersées un peu PARTOUT, PARTOUT au bons endroits dans le blog alors, allez vous amusez!

Aujourd'hui, nous avons changé d'hôtel. C'est la première fois de ma vie que je déménage en moins d'une demi-heure... valises et transport inclus. Quel agréable sentiment de liberté! Pour les enfants, c'est comme si de rien n'était... elles ont simplement changé de décor. Avantage: nous avons une connexion internet qui nous permettra de travailler d'ici. Ne me demandez pas combien de temps nous serons dans cette chambre, je ne le sais pas.

Nous avons aussi jouées aux touristes après notre péniiiiiible déménagement en flanant près de la Yukon River et en magasinant dans les boutiques de... touristes. Voyez tous ces visages malheureux et tristes...



Réflexion faite

J’ai reçu aujourd’hui un commentaire négatif concernant le texte «Une contrariante contrariété». Probablement à cause de la fatigue de la journée ou parce que je recevais tellement de beaux commentaires depuis le début de cette aventure, je dois admettre que ce commentaire m’a légèrement taraudé l’esprit. Voici donc ma petite réflexion de la journée.

Puisque mon objectif premier en tant que mère est de rendre mes filles heureuses, j’ai appris avec les années que leur bonheur passait directement par moi. De faire une vie qui ne me convenait pas me rendait impatiente et malheureuse. J’aime le voyage et l’aventure, mais le faire seule avec trois enfants était impossible techniquement il n’y a pas si longtemps. J’ai dû attendre cinq ans que les filles grandissent et, pendant ces années, j ai eu bien du temps pour réfléchir à mes objectifs de vie et à une façon de pouvoir mettre en application dans l’éducation de mes filles les valeurs les plus importantes pour moi qui sont : le partage, la découverte, l’ouverture d’esprit, la stabilité, le respect de soi et des autres, oser ses rêves, repousser ses limites.

Ce voyage n’est pas un coup de tête. Il a été planifié. Mais il existe, dans le voyage comme dans la vie de banlieue, des impondérables. Cherchez un loyer ou une job à plus de 5 000 km de distance, essayez-le et vous m’en reparlerez! Par contre, en deux semaines, nous avons vu des paysages magnifiques qui ont marqué nos mémoires et rencontré des gens qui, déjà, sont ancrés dans notre cœur à nous toutes. Nous avons trouvé, simplement en provoquant notre petit confort quotidien, toutes les valeurs humaines qui me semblent importantes. Je vous rappelle que ça fait à peine deux semaines que nous sommes parties, on peut-tu se laisser le temps un peu pour se revirer de bord?

La stabilité ne se trouve pas dans les murs d’une maison, elle se trouve à l’intérieur de soi. Partout où je vais, mes filles se sentent bien. Parce qu’elles ont confiance en elles et en moi. Elles savent aussi que jamais je ne les mettrai en danger. Je trouve personnellement plus dangereux d’élever les enfants dans la ouate et le confort. Mais ça, c’est mon opinion et s’il y a bien quelque chose d’important c’est la liberté de choisir la vie qu’on désire mener. Ainsi, je ne juge personne, comme je n’aime pas être jugée. Par contre, je ne rêve pas vie, je la vie et ça, c’est nécessaire au bonheur pour tout le monde je crois.

La première condition de ce voyage fut que toutes les filles soient d’accord pour faire ce trip familial. La Rouquine a pris trois semaines à se laisser convaincre. Cette semaine, elle a affirmé haut et fort: «J’adore le Yukon maman! J’ai déjà plein d’amies! C’est vraiment cool ici!» On lui a fait prendre note qu’elle ne voulait pas partir. Maintenant, je vois une jeune fille épanouie qui s’est intégrée en une seule journée. Que dire de plus? Je vois aussi trois jeunes filles qui travaillent en équipe, qui ont hâte de partir découvrir la ville et le territoire, qui montrent un intérêt particulier à apprendre une nouvelle langue, des jeunes filles heureuses et sûres d’elles quoi!

Je suis un peu fatiguée ce soir. Il y a eu beaucoup de mouvements dans nos vies ces derniers mois, ces dernières semaines et surtout ces derniers jours. Mais j’ai un sourire niais suspendu au milieu du visage qui ne veut plus disparaitre. Je le garderai donc encore un peu ce soir en regardant la lune énorme qui est dans le ciel et en attendant les aurores boréales que nous sommes venues voir. La saison s’en vient!

Nous avons hâte d’avoir des nouvelles de vous aussi!

vendredi 2 octobre 2009

Une contrariante contrariété !

par le Papi

Une heure avant d'emménager dans la maison bleue, la voiture du Chat étant remplie de son stock et de celui des fifilles, voilà-t-y pas que la cheffe des colocs de Josiane décide de changer d'idée et de fermer la porte aux Quatre épices et au Chat au grand dam de tout le monde là-bas.

Chez Manon, comme les lits étaient défaits, les draps lavés et que la voiture était plus que chargée (y restait plus de place pour aucun passager), la Maman a pris la décision d'aller à l'hôtel malgré l'insistance de Manon qui, à la demande de la Maman, a bien voulu les déposer à l'hôtel en lui assurant toutefois que sa porte était toujours grande ouverte. C'est pour disposer d'un peu d'intimité avec ses Épices - elles bourlinguent d'une chambre à l'autre depuis plus d'un mois - que la Maman a pris cette décision. Elle est sereine avec sa décision et elle accepte la contrariété comme faisant partie de l'aventure. «Notre aventure continue et le Yukon a decide de renforcir un peu plus notre volonte a s intaller ici. » m'a-t-elle écrit de son hôtel avec un clavier anglais pas d'accents.

Elle rencontre une agente de l'Association franco-yukonnaise cet après-midi durant 2 heures pour peaufiner son CV et l'aider un peu à sa recherche de logis. Celle-ci est très confiante du potentiel de la Maman et lui assure qu'il y a un emploi pour elle à Whitehorse.

Après, elle rencontre la prof de la Louve pour savoir comment elle peut aider sa fille à rattraper les autres élèves de sa classe. Après le souper en famille à la chambre - il y a une cuisinette - elles iront toutes au 5 à 7 de l'AFY pour refaire des contacts. Elles aiment beaucoup cette activité qu'elles ont commencée vendredi dernier, lors de leur arrivée. Hé oui, déjà une semaine qu'elles sont là.

On se rappelle aussi qu'elles ont assisté à la course Terry-Fox samedi dernier. Pour leur part, les professeurs de l'école Émilie-Tremblay ont juré que, si les dons dépassaient 2 000$, ils coucheraient sur le toit de l'école. Ce qui fait que, compte tenu de la générosité des gens de Whitehorse, la nuit dernière, le toit de l'école était occupé par les tentes de tous les professeurs. Ce qui a complété l'activité bizarre d'aujourd'hui où tous les élèves, les enseignants et les employés de l'école étaient en pyjamas! La Maman a bien rit lorsqu'elle a remis le lunch des fifilles à la secrétaire en pyjamas.

Finalement, elle tient à remercier (et nous aussi) le Chat de son soutien logistique dans cette belle aventure et nous assure que tout va bien quand même. Elle est de bonne humeur et aime beaucoup les gens qu’elle côtoie et son nouvel environnement.

jeudi 1 octobre 2009

Une famille merveilleuse...

Dernière journée dans cette maison où nous avons été reçus comme des princesses par une famille vraiment merveilleuse. D'abord, l'idée de se rencontrer à Québec lors de leurs vacances était déjà un geste fort apprécié pour une Maman pleine de questions. Mais de venir nous chercher au milieu de la nuit et de nous ouvrir les portes de leur maison comme ils l'ont fait, il n'y a pas de prix! Par contre, il y a des mots... ce que j'ai en grand nombre. Je vous présente donc la famille Aubert-Ménard.

Originaires de Québec, ils ont bourlingués dans l'Ouest canadien avant de s'établir à Whitehorse depuis maintenant 6 ans avec leurs... 4 enfants maintenant. Manon est enseignante en éducation physique et en musique à l'école Émilie-Tremblay et Gilles enseigne au secondaire dans une école anglophone de la ville.

Pier-Ann, l'ainée de 10 ans, était la correspondante de La Grande cet été. C'est une jeune fille calme, douce, brillante et surtout, très responsable. Quel plaisir pour ces deux-là de pouvoir passer leurs journée ensemble et de dormir dans la même chambre! La Grande a entamé sa demande d'adoption auprès du gouvernement. Il ne manque que ma signature et ce n'est pas fait encore...

Vincent est super serviable et anticipe même les besoins de l'autre pour pouvoir aider encore plus. C'est un garçon très généreux. Orlina, du haut de ses 5 ans, est toujours souriante et aime bien jouer avec la Louve. Le benjamin, Jean-Christophe, est un petit blondinet coquin qui aura deux ans en décembre. Tous les amis l'aiment et veulent jouer avec lui...

Les enfants ont de qui tenir: la générosité et l'ouverture de leurs parents est impressionnante. Ouvrir grand les portes de leur cocon familial pour une autre famille avec trois enfants que tu connais à peine, quand tu travailles à temps plein et que t'as déjà quatre enfants dans la maison. Wow! Ils nous ont offert un abri, une sécurité, un bien-être et du temps... denrée rare aujourd'hui. Ils ont partagé avec nous leur espace de vie, leurs vêtements, leurs jouets et la nourriture. Juste comme ça, sans attendre en retour.

Je veux les remercier à leur juste valeur. Comme ma force sont les mots et que les miens ne sont plus suffisants, je vous demande un service d'heureux lecteurs qui, je l'espère, vous donnera l'occasion de vous exprimer à votre tour. Faites du bruiiiiiiiiit pour la famille Aubert-Ménard! Laissez vos commentaires! Parlez-moi de générosité! Faites des poèmes, dites coucou de Québec... ce que vous voulez mais manifestez-vous! Juste pour prouver qu'un tel geste, ça vaut la peine d'être souligner bien gras.