vendredi 28 octobre 2011

Des nouvelles de nous... ouaip.

Je m'emmeeeeerdeeeees.

Ça fait bien deux ans que nous sommes ici. Nous avions dit, au départ, deux ans et on revient au Québec. (En fait, c'était le deal fait avec la Rouquine pour pouvoir partir). Nous sommes encore ici.

- Mais pourquoi êtes-vous encore au Yukon après ces deux ans passés? - Vous demandez-vous tous en gang, attendant tous notre retour d'un air glauque sur le cadre de porte du Québec...

Ben... parce que les quatre épices ont prises la décisions, en tant qu'amalgame de saveurs et d'odeurs, de rester ici: au Yukon. Parce que selon nous, la vie sent mieux les épices et l'avenir ici.

Donc, nous restons.

Ma douce et jeune adolescente Grande a débuté le secondaire au même tempo que les Scouts. Elle a donc ses badges, sa carte de feu (ouais... elle a la permission nationale de faire un feu) et s'épivarde dans sa chemise beige dans la survie en forêt et le sauvetage de vieille dame à faire traverser la rue. Tout ça en se fesant reluquer son tout nouveau gabarit de jeune fille.

Hein quoi? J'ai parlé de son gabarit? Non non... j'ai rien dit! Est-ce que vous m'avez entendue parler de ses hanches et de ses boules? Est-ce que j'ai dit qu'elle était plus grande que sa mère? NON!

La Rouquine, pour ses qualités de bonne lectrice, de bonne liseuse et de bonne actrice, ira animé le Gala de la Francophonie le 11 novembre prochain. Ouaip. Animer un Gala. J'trouves que ça sonne bien dans un CV d'une fillette de 11 ans, rousse de surcroît... huhu... y'a plus de règles avec les roux...

Ouaip. Un Gala... c'est pas rien. C'est un gros crisss de show... qu'elle va animé.

Et moi, tout doucement, je viens de prendre conscience que j'ai engendré une Louve qui me ressemble trop. Celle qui bricole, refait son monde et se fout que ses pantalons soient à l'envers ou l'endroit. Du haut de ses huit années d'expériences à enquiquiner les autres, elle me dira un jour (des rastas plein la tête): 'Maman, je te quittes... je dois visiter la planète.'

Et moi, ce jour, je dirais: 'Okay! J'y vais avec toi... on s'en va ou?'

Sur ce, Des Nouvelles De Nous prend, encore une fois, un autre sens.

Ce blog se ferme après trois ans et devient une archive.

Je vous aime tous, fidèles lecteurs.

Avant de terminer, je dois dire que que le Chat, notre photographe officiel, notre papa ainsi que notre (mon) jouissif Chat revient bientôt. Il y a donc promesse de continuer nos aventures pour ceux qui le désirent...

four_spices@hotmail.com pour que l'aventure continue... faites votre demande.

mardi 5 juillet 2011

Du nouveau, enfin!

L'interlude que la vie m'a imposé les derniers mois fût profitable. Ho yeah baby!

Le nouveau projet
Je gère un nouveau blog mettant en vedette un personnage fictif: une célibataire délurée, mais surtout désillusionnée, qui cumule les amants, les pintes de bière et les aléas de la vie. Bref, c'est bon de me dévergonder devant mon écran d'ordinateur... en plus d'économiser des sous et d'éviter les lendemains de veille!

Le plan s'écrit pratiquement les deux doigts dans le nez (c'est une expression, j'ai besoin de mes deux mains: ça écrit plus vite)tellement les idées se pointent et s'enfilent aisément. C'est un plaisir presque jouissif de renouer avec mon côté créatif puisque l'histoire est produite exclusivement dedans ma tête. Ouaip!

Pour monter le roman qui complètera le blog, j'utilise le programme L'Échaffaudage que Mylène m'a offert. C'est un logiciel conçu par un Québecois, Éric Gauthier pour le nommé, tsé, qui aide grandement à stucturer un plan afin d'aboutir à un roman finit qui se tient pas pire. Outil fort utile quand nos idées ressemblent à une grosse flaque de bouette. Je dirais même salutaire dans le cas de ma bouette...

Mister McBride et moi
J'ai fait la paix avec Walt Disney.

J'vous jure!

Croyez-le ou non (j'me pince encore), il semble que mon coeur se cicatrise graduellement de ses blessures grâce, oh ironie, à un homme. Du coup, je me sens plus légère et ça libère d'la place pour faire entrer de nouveaux défis dans ma vie.

Il m'aime bien et que l'aime bien en prime: ça adonnes-tu ben hein?

Que dire de plus?

La vie en générale
Ma crise d'ennuie pour Québec est passée.

Les filles vont super bien.

J'ai la tête pleine d'idées pis un chum qui m'encourage dans mes projets de fou.

La maison se nettoie et s'organise de plus en plus naturellement.

Je suis entourée d'amis positifs et constructifs qui continuent de m'encourager et à lesquels je m'attache un peu plus chaque jour.

J'aime.

J'aime tout ça.

Pis comment trouvez-vous le changement de 'facing' sur le blog? Je vais changer la photo d'entête bientôt et essayer d'en mettre une plus récente. Ça parrait que le Chat, photographe officiel des 4Spices, soit partit. Huhu

jeudi 23 juin 2011

Rien de neuf sous le soleil de minuit

Les filles vont bien.

Moi, je fais du ménage.

Je m'emmerdes un peu aussi.

Pis mes amis du Québec me manquent.

Même si j'aime mes amies du Yukon: je sais qu'elles vont toutes finir par partir. Josy quitte bientôt pour Montréal. Guylaine a sa vie avec son époux et ses filles et câliss son camp l'an prochain. Karen finira bien par partir aussi: selon sa nouvelle affectation de l'armée.

Mes parents ne viendront pas cette année comme nous ne pouvons aller au Québec non plus, anyway...

Tout ce que je peux faire, c'est changer les meubles de place dans la maison.

Alors je m'emmerde. Je cherche encore ce que je suis venue chercher ici. J'en ai trouvé une partie: je cherche le reste.

C'est la fête du Québec ce soir et j'en ai rien à fouttre. Ben, peut-être un peu... par principe. Pour me donner une autre raison de faire le party. That's it.

Ironie de ma vie: je ne retournerai jamais au Québec.

Alors je me demande où est notre place.

J'ai tout de même réussit un bon coup: mes filles sont heureuses ici et ne veulent plus vivre au Québec. En vacances, c'est okay. Pour vivre, no way.

lundi 20 juin 2011

Après tout...

Bon voilà...

Ça fait longtemps. Je sais.

Depuis les sept dernières semaines, j'ai connu l'auréole due aux trois génies que j'ai engendrée.

J'ai connu la déchéance d'une virée à Dawson.

J'ai connu l'amour, avec autant de mal qu'elle puisse me faire encore, la tabarouette!

Je me suis rappellé à moi-même cette conviction que notre façon de vivre est encore bonne pour les 4Spices. Parce que les épices, mine de rien, elles vieillissent! Pis moi itou par la même... j'vous jures!

J'ai même eut un petit regain d'énergie pour engendrer l'action concrète au lieu du long processus d'idéalisation qui me colle au cul depuis six ans. Ça commence à parraitre dans la maison parce que c'est mon seul pouvoir ici: notre espace de vie.

Je m'améliore avec mes délinquances... c'est tout dire!

Des nouvelles des filles

Les filles vont bien.

La Grande est maintenant une vraie de vraie grande! Dans le sens qu'elle me dépasse en hauteur itou, tsé veux-dire?!? Ça veut aussi dire qu'elle se raréfie dans la maison de la même façon que sa présence est mémorable par sa verve et son... objectivisme. Je me dis que le plus important, c'est qu'elle soit en sécurité et heureuse. Objectif accomplit: jeune fille aimante, aimée et indépendante. Notes au-dessus des attentes.

La Rouquine me trou le cul encore avec ses notes. Elle est triste et malheureuse parce que l'école est finie et fait payer tout le monde autour (à l'occurence: nous)par son air de boeuf, des arguments de cochon voues au bacon, une finale digne de Dr.Sculy. Les 4Spices disposant dorénavent de quatre chambres distinctes, elle peut bien aller bouder dans son espace vitale si elle le veut. Amélioration notoire. Sinon, elle me bizoute plus que jamais, me questionne plus que jamais, me fait l'aimer plus que jamais.

La Louve commence un camp de vacances demain matin only in english sir. La demoiselle éprouvant en début de sa deuxième année scolaire un léger retard en lecture et écriture se vautre dans l'art et la mélodie. Par Art, je veux dire savoir apposé sur un canevas convenu certaines représentations. Je dirais que son cavenas imposé ne ressemble en rien aux autres p'tits amis du groupe. Elle est donc une artiste. Par mélodie, je veux dire que La Louve peut reconnaitre une mélodie après trois notes et qu'elle sait parler anglais... même si elle n'a jamais eut de cours.

Faques une attaque de 'ologues' ne peut rien contre ma confiance en ma fille qui apprends simplement diffémment. Si seulement les 'ologues' m'écoutaient. On aurait une chance... Mais moi, je suis juste la mère tsé...

Dawson City Babe!

Mon périple à Dawson dispose de tous les bons ingrédients indispensables au bonheur: d'amis qui vous ouvrent leur porte sans soucis, d'amis qu'on ne connaît pas mais qu'on reconnait au simple contact, d'une écrivaine qui aligne les mots avec ses yeux, d'un vagabon qui se cherche et nous trouve, d'un musicien notoire qui te paniotte une toune traditionnelle a cappella dans une salle à dîner confondante de bons/mauvais goût... rue de terre battue et troittoirs de bois.

J'ai exploré à fond mon côté meuchant dans ma rumba. Je fais mes plus plattes excuses aux amis que j'ai heurter en chemin.

Il y a déjà des changements dans ma vie grâce à ce week-end. À cause de vous mes amis...

Walt Disney... encore lui...

L'homme en question m'a téléphoné exactement 12 heures après avoir publier le dernier texte concernant ma déception en l'amour. Ne disposant d'aucune langue correspondant à ce qu'il aurait pu éventuellement comprendre, il ne peut savoir qu'il est en fait un crapaud. Y parle la même langue que moi, mais pas avec les mêmes mots. Huhuhu...

C'est un siiiiigneeeee...

Mon prince charmant n'a pas de cheveux, a de beaux grands yeux verts et est Irlandais...

Ouaip.

En ma présence, il est parfait! Il me rappelle constamment que je suis une femme, pas juste une mère. Il m'écoute, me masse, me fait l'amour toutes les nuits. Il me rappelle que je suis une mère: avec mes kilos en trop, ma bedaine et mes cuisses de poulets... belle à ses yeux, comme dirait Shreck. Il prend le temps de m'expliquer ce qu'il me dit dans sa langue. Il peut tout aussi bien me le transmettre avec sa langue... parles! Parles! Avec ta voix grave, je vais t'écouter toute la nuit!...

Dans mes cauchemards, il se moque de moi, me viole, et me dit qu'il va m'appeller demain.

Dans la réalité, j'pense qu'il m'aime bien.

Il manque la confiance: je pense que ça vient de moi. Trop de trahisons pour ma jeune vie, je suis désolée. Ma confiance est cassée et ne reviendra jamais. Entéka... j'voudrais bien mais j'penses pas.

Pour l'instant je nous observes... avec un peu de recul...

lundi 2 mai 2011

Tomber...

Mes parents m'aiment.
Mes filles m'aiment.
Mes amies m'aiment.

Ils sont tous conjugués au présent avec le même verbe.

Pourtant c'est Walt Disney qui m'a appris toutes les conjugaisons du verbe aimer. Ben quin!

Sans lui, je n'aurais jamais su qu'on pouvait tomber en amour au premier coup d'oeil.
(Aladdin)

Je n'aurais jamais su que le coup de foudre existe.
(Cendrillon)

Je n'aurais jamais su qu'on pouvait perdre la parole sous le coup de l'émotion.
(La petite sirène)

Je n'aurais jamais su qu'on pouvait tomber sous le charme d'une autre personne en un seul baiser.
(La belle au bois dormant)

Dire que je n'étais qu'une fillette...
Si j'avais su...


Je ne serais jamais tomber et je n'aurais jamais reçu de coups.

Du coup (ouaip, j'ai dit du coup...):

J'aurais fait plus attention au coup d'oeil que j'offrais.
(Hum... apposé votre nom ici si je vous ai brusqué ou 'put your name here if I hurt you, sir')

J'aurais protéger mon coeur pour qu'il puisse se donner pour les personnes importantes, soient: mes parents, mes filles et mes amies.
(Sans titre...)

J'aurais imaginer une autre façon d'aimer un seul être.
(J-S, le père de, Chat, Mik et quelques autres 'amis')

Walt Disney peut bien aller se faire enculer par Mickey...

Je suis blasée. Surtout concernant l'amour.
Est-ce que tous les romans doivent se terminer lorsque le héro trouve enfin son alter ego? On peut également terminer un roman en désignant le meurtrier! On peut aussi le guérir d'une maladie incurable... ou encore le laisser se jeter sous les ponts. C'est selon...

Je ne sais plus si c'est mon coeur qui dit oui quand ma tête dit non... ou l'inverse. Ou les deux ensemble.

J'ai besoin de preuves que de 'tomber en amour' ne fait pas mal.

Parce que du haut de ma trentaine entamée, mon coeur est scrapp d'une multitude de princes charmants qui se sont révélés être de vilains crapaux lorsqu'ils sont embrassés.

Ou suis-je la sorcière de l'histoire?

Pis qu'est-ce que je vais dire à mes filles lorsqu'elles vont me parler d'amour? -Appelles Papi?

Le détail du jour
C'est plate tomber.

jeudi 28 avril 2011

Le projet

Mes amis, je m'ennuis de vous.

Beaucoup.

J'ai dit aux filles qu'on retournerait au Québec après deux ans. En semptembre, ça fera deux ans. Comme j'ai une facilité à me perdre et que la vie coule rondement ici, je me dis que des vacances au Québec seraient tout aussi bien.

Même salutaire.

Des billets d'avion pour nous quatre en aller-retour coûteraient plus de 6000$... avec de la chance.

Trouver un transport ainsi qu'un conducteur bienveillant et aimant les enfants serait plus plausible. D'autant plus que traverser le Canada à notre rythme me titille la poésie beaucoup plus qu'un vol au-dessus des rocheuses et des plaines. Ben quin. On veut VOIR les rocheuses et les plaines, pas dormir sur le sujet.

J'ai pensé traversé le Canada en vélo avec ma gang. Faisable. Mais pas cette année puisque la Louve éprouve quelques difficultés à pédaler et foutre les breaks au bon moment. Je tiens à nos vies. On va attendre l'an prochain ou l'autre...

Si vous avez beaucoup d'argent. Si vous avez le goût de venir nous chercher. Si vous avez une autre solution...

Je suis preneuse de tout.

Nous, on veut aller à Québec cet été.

mardi 12 avril 2011

DJ15 Les constats

Le défi 30 jours se termine aujourd'hui. J'avais dit jusqu'au 12 avril. C'est aujourd'hui. Voici un compte rendu de cette expérimentation qui, mine de rien,fût riche en réflexions de tous acabits.

Réflexion 1
J'ai échoué le défi 30 jours. Ouaip. Lamentablement raté la cible d'un blog par jour. Je m'en excuses.

J'y vais d'un autre constat sur le même thème: lorsque je n'ai pas écris pour le blog, j'ai écris dans ma tête. J'ai écris dans mes cahiers. J'ai écris de longues missives pour mes ami(es) lointains. J'ai écris pour mes amis imaginaires aussi. Même que des fois, j'ai écris pour moi.

Réflexion 2
Pour devenir une bonne écrivaine, j'ai besoin de 8 heures de sommeil (d'affilées) et de repas réguliers. C'est pas gagné...

Pour devenir une bonne écrivaine, je dois étudier. Donc, je dois lire, comparer et analyser. Je suis sur la bonne voie. Je continue...

Pour devenir une bonne écrivaine, je dois écrire.

Réflexion 3
Écrire un blog et écrire un livre est totalement différent. Je dois choisir. Je vais donc cesser de penser au blog pour un temps, ne le prenez pas personnel.

Réflexion 4
Vous lisez en ce moment mon 150e blog. Ce n'est pas si mal pour une apprentie!

Réflexion 5
Je retourne à mes réflexions et continuerai à vous donner des nouvelles de nous de temps en temps. Merci pour votre assiduité.

Je vous aime très fort. Tous.

Le petit détail
À vous de me le dire...

mercredi 6 avril 2011

DJ14 Le pardon

Séance de ménage en famille chez les 4 Spices.

J'en profite entre deux frottages et chantonnage avec mes fifilles, torchons et balai bien en mains, pour leur dire tout bonnement: 'Les filles, je m'excuse pour toutes les gaffes et les bêtises que j'ai faites et j'espère que vous me pardonnerez un jour...'

La Rouquine, vidant le lave-vaisselle, de me répondre: 'Tsé M'man, si tu veux t'excuser pour tout ce que tu as fait, t'aura pas assez du reste de tes jours...'

Et moi de répliquer quelque peu désapointée: 'Ngue... !?!'

Elle de continuer: 'Mais tsé, on a pas vraiment de temps à perdre avec ça. On a trop de fun...'

Sur ces sages paroles, la maison est 'pas pire' propre... et on l'a fait avec plaisir, juste pour nous!

dimanche 3 avril 2011

DJ13 D'la visite de Dawson!

Bon, on dit quoi? Un Dawsonien? Un Dawsonois? Un Dawsonite (comme dit Mylène)?

Anyway... j'ai d'la visite pour le week-end qui provient directement de Dawson et c'est un doux plaisir. Premièrement parce que, pour la première fois pour les 4Spices, nous disposons d'espace vitale suffisamment grand pour 'acceuillir d'la visite'.Ouaip. Deuxièmement parce que cette visite est une petite découverte et un plaisir partagé pour chacune de nous. Je l'espère pour la visite itou.

J'ai rencontré Annie et Marc lors du délicieux souper fondue suisse chez Pierre et Mylène à Dawson, le dernier soir de mon périple. Ensuite, vive Facebook pour les contacts!

La soirée de leur arrivée fût bien arrosée de rires, de politique, de musique et de philosophies.

Surtout des rires.

Aujourd'hui, nos invités nous ont fait déguster au petit matin des ommelettes pommes-cheddar et du bacon dijon-érable-paprika... hum... en partant... c'était gagné (sans jeu de mot). Parlez-moi de ça des invités qui cuisinent!

Connaissez-vous le léger malaise ressenti lorsqu'un étranger ouvre votre armoire de cuisine pour trouver un instrument et qui, d'une certaine façon, brouille votre intimité? Ben avec eux, il n'y a pas de malaise. Ils fitent bien dans ma cuisine.

Aujourd'hui, nous avons improvisés un p'tit virage à Carcross pour visiter le désert avec les quatre kids présents (ouais, trois + une autre fifille). On a rit. On a vu de jolis paysages (fréquents ici). La routine habituelle quoi! Au Yukon surtout...

Pour le souper, la visite a préparé des pizzas. On a appris à faire la pâte, la sauce et le topping. Les filles se sont bien amusées. Annie et Marc aussi j'pense.

En passant, la Louve semble être tombée en amour avec Marc. De ce fait, Annie ressens une certaine concurence avec une fillette de huit ans...

Bref, que du bonheur...

La claque
Depuis plus d'un mois, les filles ont décidé de me sacrer une claque toutes les fois que je dirais un gros mot.

Depuis plus d'un mois, j'ai des bleus partout.

L'art d'écrire
Comme vous le savez déjà, j'ai reçu le livre L'Art d'écrire de Pierre Tisseyre de la part de Mylène l'écrivaine. J'ai lu ce bouquin d'une page à l'autre avec délice. Ben quin!

C'est Annie qui m'a fait remarqué que j'avais deux livres identiques dans ma bibliothèque, exepté la reliure complètement différente. Ouaip.

C'est exactement le même livre que ma mère m'a offert il y a quatre ans et qui est l'un des deux bouquins qui a traversé le Canada dans mon pack-sac. Celui-la même que je relis à tous les six mois.

... je me disais aussi que les trucs techniques en écriture m'étaient connus...

Pour Mylène: T'en fais pas... la Rouquine va prendre l'un des deux. Elle l'a dévoré aussi bien que sa maman.

Le blog
Je réalise avec ce blog que le défi 30 jours était trop grand. Je vais faire ce que je peux. Ce que je peux est un défi en soi. Mes priorités ont changées d'aiguillonage.

Le petit détail
La pizza maison goûte l'abondance, la levure, la liberté, l'ail et le bonheur. J'aime la pizza. Ça goûte chez-nous.

jeudi 31 mars 2011

DJ12 La nuit

Dormir la nuit. Vivre le jour.

Je n'y arrive pas. J'essaie depuis les cinq derniers jours... je n'y arrive pas.

En fait, j'essaie depuis toujours. Je n'y arrive pas.

J'aimerais bien être comme mon père.
Se lever au petit matin avec l'oeil clair, l'idée ferme et la verve fringuante: il le fait naturellement.

Je n'y arrive pas.

Ici, vers 6h00, Morphée vient faire le dernier last call.

À 7h00, les filles se lèvent. Donc moi aussi.

Vers 9h00, le soleil m'irrite la pupille, je reçois un appel ou bedon les remords me rattrappent avant même la fin d'un premier rêve.

La fatigue s'accumule, mine de rien.

Mon objectif est de vivre quand la nuit ne m'éblouie plus. La nuit est parfaite pour se sentir libre: sans demande, sans téléphone, sans délai. Elle ne vacille pas: elle est ma ligne droite. Ma sécurité. Mon îlot de paix que le jour ne m'offre jamais. Elle est silence.

Du coup, j'essais de mettre en pratique tous les bons conseils accumulés par de bienveillants Diurnes croisés sur ma route:

- me coucher à des heures régulières;
- ne pas faire de faire de sieste dans la journée;
- prendre une tisane de camomille avant d'aller dormir;
- faire des exercices de relaxation;
- dormir dans un endroit propice au sommeil.

Vos conseils, mes amis les gens normaux, ne fonctionnent pas pour moi. J'aime encore trop la nuit pour me faire corrompre par une camomille ou un brossage de dents.

Mais je persévère!

Pour l'instant, ça me donne l'équivalent de trois heures de sommeil par jour par tranche d'une moyenne de 45 minutes.

Alors le blog d'aujourd'hui ressemble à mes nuits: écourtés.

Le petit détail du jour
Mon coeur a fait un soubresaut: il s'est souvenu pour qui il est tombé la première fois.

mardi 29 mars 2011

DJ11 Ode à ma mère

Bon, je sais... j'avais dit lundi. Ce défi, il est bien grand pour moi. Le principal est que je sois toujours là. Je vais persévérer jusqu'à ce que je réussisse (hein, Émilie-ma-jolie: ça sent le café juste en le disant)!

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma mère. Je n'ai pas envoyé de cadeau ou de carte: j'ai encore oublié. Je suis pas pire pour oublier les dates importantes. Je vais donc utiliser ce que je fais de mieux, à part oublier des trucs importants, pour souligner sa journée: écrire.

Ma mère

Ma mère est dans tous mes souvenirs. Parce que c'est elle qui les a créés, ces souvenirs. Des images d'elle, j'en ai des tonnes. Des bouts de film aussi. Lorsqu'elle n'est pas physiquement près de moi, ben elle l'est dans ma tête et dans mon coeur. Tout le temps. Ma mère, je lui parle tout le temps. Elle est ma première confidente. Même si elle est pas au bout du fil, je lui parle. Pis elle me répond. (Ayes, c'est de la poésie, pas de la schizophrénie... on s'entend!)

Ma mère vient d'un petit village du Lac-St-Jean. Elle est tombée en amour avec mon père et elle l'est encore, après 33 ans. Elle est retournée aux études avec deux jeunes enfants. Elle a eu plein d'emplois différents. Elle m'a amené en Afrique. Elle fait du bénévolat et s'intéresse à tout, dont la politique.

Elle a traversé le Canada pour venir prendre un café avec moi. Ma mère m'a encouragé dans tous mes projets. Tous, ça veut dire beaucoup de projets! La plupard ont échoués ou simplement été avortés. Elle continu de croire en mes projets de fou et mes idéaux. Ma mère m'écoute pleurer, se réjouit de mes victoires, s'inquiète lorsque j'ai le moral à plat.

Elle se fâche lorsque je suis fâchée, elle aime ceux que j'aime, elle m'écoute parler de tous mes petits détails et petits soucis. Elle me fait toujours rire.

Quand j'ai finit de parler, de lui raconter ma vie, elle me dit: Je t'aime.

Ma mère m'a appris l'importance du respect, envers soi et envers les autres. Par son exemple, elle m'a appris à croire en mes rêves, à me dépasser, à voir plus loin que les apparences, à désamorcer des situations. Elle m'a surtout appris le sens du mot aimer.

Dans mes veines, il y a le sang que mon père et ma mère m'ont offert. De ma mère, j'ai reçu mes cheveux frisés, mes petites mains et mes fesses bien arrondies, entre autre. Je suis fière de lui ressembler... pour les fesses aussi... quoi que... hum... bon...

On a eu des chicanes, des incompréhension et des réconciliations. Même que des fois, ça me tente pas d'entendre ses conseils pis j'haïs ça quand elle s'inquiète même si elle dit qu'elle ne s'inquiète pas. Elle dit aussi que c'est sa job de mère de faire tout ça. Ben entéka, elle fait bien sa job de mère.

Je souhaite pour mes filles une mère qui sera aussi hot que la mienne.

Maman, je suis fière d'être ta fille.
Merci d'être ma mère.
Je t'aime
Pis bonne fête! xxx

Le p'tit détail du jour
- C'est cool de lire les couriels de Gadozama et de J-S avec mon café du matin!
- La Louve a ouvert du premier coup un pot de confiture neuf: elle a même pas forcé d'la face.

Au moment de terminer ce blog, j'ai découvert dans mon courrier le livre: l'Art d'écrire de Pierre Tisseyre que Mylène m'a fait parvenir. Merci Mylène! En passant, la voici, mon amie Mylène: http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/arts-spectacles/201103/28/01-4383868-eloge-de-la-lenteur.php Elle vient de publier un nouveau roman. Le premier d'une trilogie sur la lenteur.

Bon, je vous laisse, j'ai de la lecture à faire...

dimanche 27 mars 2011

Oups...

De retour lundi matin: adaptation diurne oblige. Deux nuits blanches et six heures de sommeil en 48 heures, ce n'est pas assez pour être efficace. Surtout après deux semaines de 'relâches'. Je devrais bien dormir ce soir... de nuit! La bonne nouvelle, c'est que j'ai bien l'intention de vivre de jour ou lieu de la nuit comme je le fais depuis... toujours. L'autre bonne nouvelle, c'est que j'ai 'renoué' avec l'écriture à la main: vous savez, le truc qu'on fait quand on se prend du papier et un crayon... C'est différent. C'est bien. Ça doit faire partie de mon apprentissage aussi. Ça met les idées en place. Je vais essayé de récupérer une heure ou deux de sommeil... je vais avoir quatre filles bientôt. La mauvaise, c'est que ça fait déjà 15 fois que j'essaie des manières différentes de faire les tabulations mais mon blog de marde comprend rien... m'en va me coucher moi. Le p'tit détail du jour J'adore l'odeur du citron frais sur mes doigts.

vendredi 25 mars 2011

DJ10 Les fenêtres de ma maison

À l'entrée principale, il y a un vestibule. Notre premier vestibule. À droite, il y a deux étagères pour placer nos 16 paires de souliers, nos 11 manteaux et la multitude de tuques, de mitaines et de foulards. Les murs d'un jaune qui tire vers le jaune pipi (ouais, j'ai pas trouvé mieux) et une fenêtre pour illuminer le tout... ou pour surveiller le taxi qui doit venir.

Dans la réalité, les 16 paires de souliers, les 11 manteaux et la multitude de tuques, mitaines et foulards trainent encore... mais dans le même coin! Les trois minutes que je prend tous les soirs pour ranger est toujours un plaisir renouvellé. Parce que j'ai une place pour chaque chose. Jusqu'au lendemain.

Dos à la porte d'entrée, vous aurez le choix entre monter les marches qui mèneront au second étage, aller tout droit pour vous diriger vers la cuisine (vue directe sur mon super lave-vaisselle) ou simplement profiter tout de suite de la pièce principale située à gauche: le salon. L'un des murs est bleu, les deux autres sont bruns chocolat. La pièce n'est ni grande, ni petite. Elle est juste assez grande pour pouvoir redisposer les meubles (fournis, en passant) comme bon me semble.

À gauche, il y a une grande fenêtre avec vu sur ma terrasse, sur la rue banlieusarde pas trop achalandée et sur le parc pour enfants, juste de l'autre côté de la dite rue. Je peux surveiller ma gang jouant au parc, regarder les avions passés et surveiller les aurores boréales. Je peux même me faire bronzer si l'envie me prend.

J'ai installé récemment mon bureau de travail dos au mur du fond, pour garder la vue sur le parc, mon salon, les entrées et... la salle à manger, à gauche. La cuisine est beige. Il y a une table de bois et des chaises dépareillées. Il y a une fenêtre, avec vue sur les voisins d'en arrière (pas trop près), le stationnement pour une éventuelle voiture et sur les aurores boréales. Oui, j'en ai vu.

Le plancher est fait de bois franc. Il a des craques, des pucks et des grafignes un peu partout. Tous les parents pourront comprendre le bonheur d'un plancher imparfait, à laquelle nous pourrons aussi ajouter, le coeur en paix, quelques souvenirs impérissables. Il grince à différents endroits, mais il est propre et solide.

Dans le fond, c'est un plancher qui nous ressemble.

La salle à manger est séparée de la cuisine par un demi-mur sur lequel j'ai disposé quelques petites chandelles colorées et odorantes. Dans cette pièce, il y a la porte arrière encadrée de deux fenêtres. Les murs sont rouges. Il y a des armoires de bois peintes en blanc partout et deux petits comptoir. Comptoirs qui, soit-dit en passant, malgré leurs petitesses, se trouvent à être toujours propres et rangés grâce au lave-vaisselle (ouais, un lave-vaisselle, j'vous l'avais-tu dit?).

Les fesses accotées sur le lave-vaisselle, sur le même mur où il y a la porte arrière et les deux fenêtres, vous avez le choix entre ouvrir la porte de la cave, à gauche, ou retouner à l'entrée principale.

Nous, on va retourné à l'entrée principale parce que je veux faire visiter le deuxième étage. Je vous ai fait faire un rond, avez-vous vu?

Après avoir grimper l'escalier de bois, c'est un tapis beige et moelleux qui nous attend. On y trouve un petit corridor qui mène à la chambre de bain et aux trois chambres. La chambre de bain est la première porte à droite. Elle est bleue (poudre... ouais, c'est laid...) et sur les portes vitrées de la douche, il y a deux cygnes blancs.

Anecdote: au dessus de l'évier, la Grande a posé au mur une photo de famille prise avec papi J-A lors de notre dernière rencontre. Alors plus tôt aujourd'hui, en me lavant les mains, j'ai eu un flash de l'énorme portrait de papi J-A que mon oncle avait peint et qui était fièrement accroché... sur le mur en face du 'trône' chez mes grands-parents. Mon grand-père disait que c'était pour aider à... (mettre ici le terme que vous préférez).

La première porte à gauche, c'est la chambre de la Grande. Petite pièce bleue où mon ado a tapissé les murs d'affiches de Hannah Montana, Justin Bieber (ouaip... ici aussi...) et des nombreuses photos d'amis d'ici et du Québec accumulées amoureusement à travers ses jeunes années. Elle a aussi un garde-robe pour cacher son linge sale. Elle a une fenêtre. Elle a un lit simple, en métal gris et pratiquement neuf.

Deuxième porte à gauche, c'est la chambre de la Rouquine. La chambre est plus grande mais elle n'a pas encore de lit. Par contre, elle a un matelas double posé à même le sol sur lequel elle a installé sa tente auto-dressage qu'elle avait reçu pour son anniversaire l'été dernier. Sur les murs, on peut y admirer à peu près tous les animaux de la terre ainsi que quelques photos d'elle, de ses amies ou de la famille. Sur son étagère, on y trouve, bien alignés, tous les jouets dignes de son affection et de porter un nom. Elle a un grand garde-robe et une fenêtre.

Deuxième porte à droite, c'est la chambre de la Louve. Originairement (est-ce que ça existe ce mot?) la chambre des maîtres avec un accès à la chambre de bain et une très grande fenêtre. Elle a un aussi un grand lit de bois franc et une commode, bien commode pour les jouets. Les murs sont beiges, mais on a réussit à ajouter du rose, tel que souhaité par la demoiselle, grâce au Pet-Shop disposés partout. Disposé n'est pas vraiment le bon terme...

Elle n'a pas de garde-robe. Heureusement pour elle, il y a le dessous du lit. J'évite donc de me pencher trop souvent dans cette pièce. Heureusement pour moi.

Bon, sur ce, on peut descendre et visiter le sous-sol. Il n'est pas fini, mais l'espace de rangement est le principal attrait. Il y a la laveuse et la sécheuse, les décorations de Noël, le matériel de camping, les vêtements d'hiver de surplus... bref, tout ce qu'on avait dans la face avant et que je cache au sous-sol. Avec joie.

Il y aussi ma chambre... que je n'utilise pas. Il fait trop froid, elle est loin de mes filles, elle est jaune et bleue (beurk!)... et la fenêtre est minuscule! Elle sera donc parfaite pour un futur party d'ado. Je préfère le divan... et la grande fenêtre avec vue sur les aurores.

Le détail du jour
Mon amie Guylaine (encore elle!) qui m'apporte un café frais et bu avec elle dehors, assise sur l'une des trois marches qui mène à notre chez-nous, au soleil... et qui a attrappé ma troupe au passage pour la nuit.

La visite d'une nouvelle future amie nommée Camille. Je vous en parle bientôt, promis.

Une visite surprise de Manon, notre acceuillante hôtesse lors de notre arrivée au Yukon, à qui j'ai pu présenter fièrement notre home. Ouais... enfin!

Bon, okay, ça fait trois détails. Mais si vous saviez tous les autres que je ne vous raconte pas!

jeudi 24 mars 2011

DJ9 La prochaine étape...

Mes chers amis, il m'a fallu du temps pour le comprendre, mais la prochaine étape de mon défi ira comme suit: travailler de jour ET ne plus accompagner mon écriture par un verre d'alcool.

Voilà.

Je vais donc, aujourd'hui même, roter mes dernières vapeurs d'éthyle et commencer à mijoter le prochain blog que j'écrirai... demain matin.

Le petit détail du jour
Avoir des amis, c'est bien. Avoir des amies comme les miennes, c'est mieux!

Merci Gado, Émilie-ma-jolie et Guylaine. Aujourd'hui, chacune à votre façon, vous m'avez dit sans vous rendre compte ce que j'avais précisément besoin d'entendre pour finaliser ma certitude à vouloir passer enfin à l'autre étape. Vous me connaissez exactement comme je suis: avec mes zones grises, mes erreurs et mes grands trous noirs... pis vous continuez à m'aimer pareil.

Alors mon groooooos détail du jour: une chance que je vous ai, mes amis (ça inclu la famille aussi, héhéhé...). Si mes pensées sont plus douces et mon coeur plus léger, c'est grâce à vous.

Je sais que ce blog est court. Comme j'ai dit hier à un fidèle lecteur, j'ai besoin de finir quelques phrases dans ma propre tête avant de pouvoir enligner mes mots. Pis là, c'est ça que j'essais de faire: finir mes propres phrases...

Message pour Tia: Paniques pas là, je vais bien! Les filles aussi... y'a pas d'urgence. C'est juste moi qui réalise des choooooses...

DJ8 Le p'tit détail en question...

Je me suis relue.

Mes propres écrits m'ont essouflés. Trop de courtes phrases. Encore.

Un de mes objectifs est d'être capable de vous décrire un sapré petit détail au lieu de vous garocher les grandes lignes, tout le temps.

Alors en voici un, juste pour l'exercice d'écriture que je me suis promis durant ces 30 jours...

L'odeur du café au petit matin (c'est anodin à souhait non?)

Une odeur un peu acre s'impose dans mes narines. Je rêve encore. Je rêve d'une maison plus lumineuse. Je rêve d'une fin du monde. Je rêve d'un plat de fraises sur la table de la cuisine. Je rêve... mais l'odeur acre me taraude la papille plus fort que le rêve. Elle me rappelle à la vie. J'ouvre un oeil: j'y vois ma vie. Je referme cet oeil. J'entends un cri: 'J'ai faim!'.

Alors je me lève. Parce que ça hume bon le café.

Du coup, entre deux rêves, j'ai eu le temps de me souvenir l'odeur du café du matin chez mes parents. Ça sentait bon la sécurité et la vie. J'ai aussi penser à Patrice, le chef cuisinier d'un restaurant gastromautique avec qui j'ai appris la plupard de mes déchéances artistiques, sexuelles ou idéologiques (dans le désordres...). Pensée féconde pour cette odeur avec qui j'ai eu trois enfants et qui a préparé le café trois fois dans sa vie, juste pour moi: pour se faire pardonner d'une quelconque erreur. Ça sentait bon le Chat qui tentait de me faire plaisir. C'est aussi l'odeur d'un autre fou qui a croisé ma vie dont j'ai oublié le nom. Ça sentait bon un Mickaël qui m'aimait et que j'aimais en retour. Ça sent bon pour toutes les fois que mes donzelles m'ont préparer le café du matin.

Ça sent bon le café.

Mais je vais refermer mon oeil pour quelques minutes...

Aujourd'hui, ça sentait bon le café au petit matin.

Je ne sais plus quoi penser.

Bon bon... j'ai compris... je vais devoir travailler sur mes petits détails... y'a encore juste les grandes lignes bordel!

Commentaire de dernière minute: Je trouve ironique qu'une fille pleine de petits détails soit incapable d'en décrire un seul. À suivre...

Le petit détail du jour
C'est cool quand le plancher de cuisine brille. Pendant ce temps, je peux me concentrer sur autre chose... comme un p'tit détail.

mardi 22 mars 2011

DJ7 Assumer ses émotions

Lorsqu'il vous vient une grande vrille dans le coeur et que vous avez envie d'exploser, ne me le faites pas subir. Parlez-moi en: relatez-moi en long et en large toutes vos peines, vos joies, vos frustrations et vos faiblesses. Je vais écouter.

Mais ne me les faites pas subir.

Depuis deux jours, j'ai la tête vide.

Complètement.

Ce qui est une bonne nouvelle pour une femme à la tête soudoyée d'idées à longueur de journée.

J'ai peine à me rappeler que je dois aussi me nourrir.

J'ai aussi trois fillettes qui compte sur mes bons soins.

Facques vos émotions, je ne peux pas les gérer pour vous. J'ai pas le temps. Pis j'ai pas le goût. J'ai déjà les bras pleins de gestion d'émotions dans mon quotidien avec ma troupe. Au final, je trouve qu'elles s'en sortent bien. Pis moi itou par la bande...

Un autre apprentissage de future écrivaine:
Écrire de jour serait beaucoup mieux. Le soir, je suis trop fatiguée. J'imagine que ça fait partit de mon apprentissage de future femme disciplinée... ce n'est pas encore fait.

La monoparenlité, c'est la solitude. Ouaip. Quand t'es mono, t'es tout seul. T'as tout à partager. Tu le fais un peu, à qui veut bien l'entendre. Tu voudrais bien tomber en amour, mais tu ne le peux pas vraiment. T'es seul. Tout le temps. C'est comme ça. Ouaip. Être mono, c'est être condamner à vivre tous les petits détails du quotidien comme un seul homme: tout seul. C'est être à la fois, un homme et une femme. C'est mettre tes culottes. C'est avoir envie de se faire caresser un sein. C'est rien.

Je dis n'importe quoi parce que ce soir, je me sens seule.

J'ai vécu mille choses et rien à la fois ces deux derniers jours. Je propose donc de démarrer une nouvelle tradition pour le blog: Le petit détail.

Le Petit Détail
Le pop-corn au micro-onde brulé, ça pu beaucoup et partout...

dimanche 20 mars 2011

DJ6 Le hurlement

Comme dirait le groupe Tryo: désolé pour hier soir.

Hier, je me suis réveillée trop tôt (pour moi) et trop tard (pour la marmaille). J'ai fini par abdiquer et me résoudre à préparer la fêteuhhhhh de la Louve. J'ai donc astiquer la maison entourée des cinq enfants - oui, cinq... on a fait un empreut - de la maisonnée pendant que l'Ami St-Jean pratiquait son nouveau sport favori: faire les courses.

Et moi de me dire: 'Tiens, c'est cool de ne pas avoir tout à faire en même temps!'

Des nouvelles de la fêtée

'C'est pas cool de travailler la nuit comme toi maman. Après, on est fatigué le matin.' m'annonce mon beubé le dernier soir de taponnage de blog.
- Ça veut dire que toi, quand tu vas travailler, ce sera de jour? Demandais-je candidement.
' Ben non, moi je ne vais pas travailler!', ajoute la pensive jeune fille. 'Je vais faire des ventes de garage! ...Et puis, je pourrai les faire de jour...', ajoute-t-elle en montant les escaliers.

Cet enfant, je l'imagine déjà à 16 ans avec des dreds, m'annonçant son départ pour un tour du monde avec son sac-à-dos. Sans trop me demander la permission.

Ouaip.

J'espère que je pourrai l'accompagner.

Sinon, mine de rien, elle a eu un beau party hier. Des jeux entre amies, de la lasagne digne de Garfield, les présents qu'elle avait souhaité et, summum du party, le gâteau parfait.
Elle voulait un gâteau avec un visage souriant, des bonbons tout autour et un 'bandeau' avec son nom dessus. Peut-on être plus précis?

Ben c'est Guylaine qui l'a réalisé: un gâteau vanille-citron (tel qu'exigé dans les termes évasifs de la Louve), avec des bonbons tout partout. J'ai découvert en mon amie Guylaine un talent artistique certain. La photo vous le prouvera: dès que Guylaine reviendra de son cocooning familiale.

Saprer bon bonheur de partager du temps festif avec Guylaine, Greg et l'Ami St-Jean, les seuls adultes de ce party.

Aujourd'hui, le vrai jour de l'anniversaire, la Louve a pu enfin ouvrir son cadeau provenant de Québec City. Le cadeau de papi et mamie. Elle y a trouvé son conte: tradition familiale qui se perpétue et qui consiste à laisser raconter une histoire aux fifilles, avec la sauce de mamie et papi pour le montage et la musique. Alors c'est la douce voix de Tia et la jeune voix de la Louve, datant de l'époque où nous habitions toujours à Québec, qui nous a raconté une fabuleuse histoire... avec la musique de mon cousin Joely.

Êtes-vous jaloux? Voulez-vous connaitre cette histoire? Demandez à Homi Garande.
Une autre bonne dose d'émotion: un mélange de joie et de mélancolie. Parce que ça fait du bien de se faire aimer autant... et que c'est difficile de devoir être si loin lorsqu'on a besoin d'un calin de ses parents.

Des nouvelles de la Rouquine

La musique commence...

Elle: assise sur le canapé, les coudes appuyés sur ses genoux, ses mains croisée devant elle, les yeux fermés pour mieux savourer chaques notes. Elle me fait découvrir l'une de ses chansons préférée. À certain changement de beat qu'elle apprécie particulièrement, je vois une commissure de ses lèvres se retrousser, elle savoure.

J'y ai vu une petite fille au caractère déjà bien défini. Sensible. Déterminée. Mature. Intelligente.

Avec du goût, puique la toune en question, quoi qu'elle soit très Hip, est de bon goût.

Autre anecdote:
Lors de la première visite d'une jeune amie, à l'heure du premier repas officiel, ma fille a cru bon de l'interroger:
- Est-ce que vous faite une prière avant de manger chez-vous? Dit une Rouquine avide d'une réponse affirmative.
- Hummm... non. Répondit la fillette âgée de sept ans, un peu amusée par cette question.
- Parce que chez-nous, on ne fait pas de prière, expliqua mon infâme rebelle. Ici, on ne croit pas en Jésus. On est athée! (Ouais, elle a dit athée.) On ne croit pas en dieu ici.

Je ne vous raconte pas la fin de la discussion glissante concernant Jésus et le Père-Noel. Parce qu'il semblerait, selon ma Louve, que tu peux pas croire au Père-Noel si tu ne crois pas à Jésus. Tout cela expliquer sur un ton grâve.

Et moi de rire comme une défoncée, dans le creux de mon coude (une mauvaise toux?), tout en préparant le dessert dans la cuisine. Je ne sais pas où elles prennent ces idées. Y'en aura pas d'facile...

Des nouvelles de la Grande

Je la vois régulièrement prendre soin de ses petites soeurs. Elle le fait bien.

Je l'ai vu aussi avoir une patience toute naturelle pour Alanna. Elle lui explique clairement les règle d'un jeu qu'ils feront en groupe. Elle lui répète, avec calme, la réponse pour la même question posée pour la dixième fois en une heure. Elle l'écoute lorsqu'elle raconte, avec trois ou quatre mots bien choisis, un histoire importante pour cette jeune ado différente des autres.

Alanna est atteinte du syndrome d'alcoolisme foetal. C'est lourd. C'est aussi l'amie de la Louve. C'est maintenant l'amie de ma troupe au complet. Elle mérite un blog pour elle seule.

Tout ça pour dire... avec mon ado, c'est pas toujours rose. Je me console en me disant qu'à l'âge de 12 ans, elle ne s'intoxique pas, a de bonnes fréquantations et qu'on se permet des jokes piquantes plusieurs fois par jour. Avec un délicieux plaisir de renouveller nos jokes piquantes.

Elle apprend à conduire aussi. C'est pas facile. J'espère juste qu'elle n'héritera pas de la moumounerie de sa mère concernant la conduite automobile. Pis pour les autres moumounes qui auront envie de s'inquiéter pour sa sécurité, sachez qu'elle apprend à conduire dans un environnement sécuritaire: pour elle et pour les autres.

Des nouvelles de l'Ami St-Jean (encore lui!)

Il a trouvé une terre d'acceuil au Yukon, finalement.

En plus d'une terre d'acceuil, il a trouvé une famille tissée serrée avec qui partager son quotidien. Pas facile, mais ça va bien. Pis quand ça va bien, ça va bien. On fait les ajustements au fur et à mesure.

Ça nous fait drôle d'avoir une présence masculine à la maison. Apprentissage pour l'incorruptible gang de filles que nous étions. On est encore toutes émerveillées.

Des nouvelles de moi

Je relis mes blog et je m'énaaaaarve! C'est long, c'est poche, c'est pas comme ça que j'aurais dû le dire, je fais des fautes d'orthographes et de syntaxes, j'aurais dû détailler. J'apprends. J'espère que j'apprends. Me semble qu'ils vont vite, mes blogs. Me semble que ma vie en générale va trop vite.

Me semble que je vous doit plein de légers détails, mais je ne peux pas encore.

Ben... un détail pour ce soir: un hurlement.

Encore hier, j'en parlais à un ami.

Depuis quelques années, j'ai envie de lâcher un grand cri. Un cri salvateur. Trouver une montage, loin des gens, loin du monde... et hurler. Hurler ma rage, hurler mon impuissance, hurler mes bonheurs, hurler ma mélancolie, hurler ma tristesse, hurler pour mes frustrations, hurler ce que je ne comprends pas, hurler d'allégresse, hurler de douleur... hurler.

Et comme je ne peux pas hurler, j'ai envie de m'enfermer dans un garde-robe... ou partir, sac-à-dos à l'épaule, pour fuir. Juste fuir. Quelques fois, quand la tâche me devient trop lourde, mon coeur hésite entre les trois. Hurler, me cacher ou rester.

Je suis encore là. J'y serai encore demain. Alors je le trouverai ce grand hurlement, comme j'ai trouvé mes aurores la semaine dernière dans la cour arrière.

Alors pour une amie qui me parlait aujourd'hui de cris sous la lune, j'ai envie de lui dire: Oui, je te comprends. Tu les trouveras aussi tes aurores boréales. Même si ça fait mal. Même si il faut que tu 'passes par là' pour te les mériter. Ben, tu les trouveras tes aurores. Tu vas le lancer aussi, ton grand cri.

Pis racontes-moi l'effet que ça fait quand tu peux hurler.

vendredi 18 mars 2011

DJ5 To do list

Dans ma To Do List journalière, les choses à faire sont toujours plus nombreuses de ce qu'il est humainement possible d'exécuter. De ce que j'ai vu, c'est le cas pour chaque maisonnée receuillant plus d'un être vivant dépendant de leurs bons soins.

Une de mes amies, maman mono et cheffe de deux entreprises en démarrage, explique aisément cette réalité. Elle a trois piles de dossiers sur son bureau à tous les matins: la pile urgente, la pile très urgente et la pile très-très urgente. On s'entend que les publicités du courrier prennent vite le chemin de la poubelle, sans le moindre regard.

Comme je vous le disais voilà quelques jours, ma vie avait pris un certain retard. Ou un retard certain pour l'oeil de l'impie qui envisage mal qu'on puisse prendre autant de distance avec la marque gagnante à atteindre. En général, ces derniers n'ont pas d'enfant et beaucoup de conseils à donner pour compenser...

Mais là n'était pas le sujet de ce blog, je m'égare.

Vous pourrez donc concevoir, suite à ce prologue, mon incommensurable satisfaction d'avoir pu rayer de ma liste certaines choses très-très urgentes que j'accumulais. Les voici, presqu'en ordre:

- Me réveiller au moment où mon corps en avait envie et que mon rêve puisse enfin connaitre une fin non abrupte. Avec, en prime, un rayon de soleil qui me titillait la rétine sans s'imposer. En sécurité. Sachant que mes filles sont en sécurité aussi. C'est fait.

- Lire les dernières nouvelles de la planète et la regarder tourner sans moi (comme d'hab'), nue sous les couverture en sirotant mon café, un sucre-un lait. C'est fait.

- Manger des crêpes à 15h13... pour déjeuner. C'est fait.

- Inviter un ami important, que j'avais négligé durant mes montagnes russes, pour la fête de ma fille. Avoir hâte de faire un calin à cet ami demain. C'est fait.

- Écouter Rammstein dans le piton en faisant briller ma maison sans déranger personne avec mes préférences musicales et mon instinct de frotteuse. C'est fait.

- Parler à mon père au téléphone pour garder notre lien fort, comme promis. C'est fait.

- Faire une quasi-crise d'angoisse, causé par mon hyper-sensibilité, pour un détail dont je n'ai pas le contrôle, qui a contrecarré ma plénitude et, par le fait même, fait retrouvé ma force vitale dont j'avait oublié l'existence depuis mon arrivée ici. C'est fait.

- Parler à maman au téléphone, juste parce que c'est bon de parler au téléphone avec maman. C'est fait.

- Écouter ma Louve me raconter sa journée qui se résume à avoir manger dans un restaurant avec de la vraie nourriture, s'être baigner dans un Hot-Tobz, être aller jouer dehors et avoir manger dans un autre restaurant où on porte des habits chics ou des habits de serveurs mais sans vraie nourriture. C'est fait.

- Savoir que ma Grande a versé une larme pour un vidéo touchant. C'est fait.

- Me faire dire par ma Rouquine que le papier de toilette est plus doux chez Guylaine et qu'on devrait acheter le même. C'est fait.

- Voir mon meilleur ami avoir du fun avec ma troupe, sans moi. Sans demande. C'est fait.

-
Écrire un blog parce que je me suis lancer un défi. C'est presque fait.

To do list pour demain

Mes priorités pour demain:

- Faire étinceller le reste de notre maison. Juste pour le plaisir de présenter aux amis un point de ralliement propre et bien habitée. Tout en sachant que ce dit même point sera ruinée à la fin de la soirée par une multitude de petits doigts, d'idées salisantes et sans malice pour de nouveaux jeux et, surtout, de tout les rires échangés entre amis mesurant entre 3'6 et 6'2 pieds.

- Laisser à l'Ami St-Jean et Guylaine une partie des responsabilités qui m'incombent normalement. Avoir une parfaite confiance en eux. Ils sont comme ça mes amis: digne de confiance.

- Faire une fête pour les huit ans de ma fille. Interdire à tous, et surtout à moi, de lui parler comme à un bébé. Parce qu'elle a fait ça quasiment dans mon dos la p'tite mautadine: ne plus être un bébé.

- Penser à ne pas penser faire de To Do List pour la fin-de-semaine.

La To-Do-List global

Prendre la boite à paperasse, aussi grosse que celle du recyclage, et la trier, papier par papier. Vous ais-je déjà dit que j'ai des boutons et que ça me gratte partout quand je dois faire de la paperasse?

Choses à faire éventuellement:
- faire venir les papiers manquants dans notre dossier;
- aller chercher le nouvel album d'Eddy Vedder lorsqu'il sortira;
- payer mes comptes courants avant la date d'échéance;
- dire à ma grand-mère que je ne travaille plus à l'Aurore Boréale;
- faire un budget;
- essayer d'avoir ici les albums dont Steph me parle avec passion;
- réquisitionner quatre passeports;
- déguster un souper que je n'ai pas préparer;
- prévoir un prochain déplacement de troupe;
- régler des chicanes entre amis;
- penser à la prochaine assurance-vie (au cas-où qu'on ne le soit plus, en vie);
- aller chercher une boite de foulards perdue chez des voisins;
- acheter deux paires de lunette avec l'argent que je n'ai pas;
- faire un blog par jour;
- vendre quelques articles;
- préparer trois repas mangeable par jour;
- avoir un calin gratuit de l'Ami St-Jean qui s'est enfin rendu ici;
- aller chercher une boite-pas-perdue au bureau de poste pour une fêtée;
- changer le nom de famille de mes filles;
- aller faire l'épicerie;
- téléphoner à Virgie et rattraper le temps perdu;
- faire la vaisselle;
- répéter 12 fois par jour qu'il ne faut pas claquer les portes par respect pour les voisins;
- parler à maman au téléphone, pour le plaisir;
- redécorer notre maison;
- parler à Gadozama parce que c'est mon amie, qu'elle vit une crise et que je veux être là pour elle;
- fermer mon compte de banque au Québec parce que je n'y suis plus, au Québec;
- apprendre à conduire;
- écouter la musique que j'aime, sans faire autre chose en même temps;
- devenir écrivaine;
- m'ennuyer tendrement de tous ceux qui me manquent;
- prendre soin des amitiés florissantes;
- écouter le silence.

Je vous épargne les petits détails qui font partis de mon quotidien. Sinon, ce texte aurait été trop long. C'est dire comment je vous aime... je vous épargnes les détails.

En fait, mon objectif, c'est de prendre un seul de ces aléas de ma vie, et d'y extraire chaque goutte. Vous en décrire un seul en long et en large. Ouaip. Je ne l'ai jamais fait. Je vous fait toujours un gras résumé, juste pour expliquer comment va notre vie.

Se sont le détails qui font la différence.

jeudi 17 mars 2011

DJ4 Enfantinage

Bon, je pèterai pas de score dans la longueur du texte d'aujourd'hui... le principal est que je sois encore là, les doigts sur le clavier.

Aujourd'hui, ma gang a reçu leur gang. Moment magique qui consiste à pouvoir acceuillir dans sa maison une ribambelle d'enfants, juste pour le plaisir. Petite vengeance sur nos logements trop petits et nos mois d'hôtel. Pour elles, ce fût l'agréable visite d'Andréa, Tashi et Alana: leurs meilleures amies. Six kids qui ont un fun fou à entremêler leurs vies pour quelques heures.

Pour moi, ça signifie cris de joie enfantins et trois vaisselles.

Trois vaisselles dans une même journée! Ben quin. Vive le lave-vaisselle! Même que j'ai survécu plus facilement à cette journe grâce à cette superbe invention. Yeah!

Pour allonger cette journée de bonheur, je me suis retrouvée, en début de soirée, sans représentant d'humain de plus de 12 ans puique cette - ci-haut mentionnée - ribambelle est partie jouer chez Andréa et Tashi jusqu'à demain. J'avais donc de grands projets: me coucher 'à pas d'heure' et plannifier le grand ménage de la maison pour demain. J'ai déjà lu: 'Quand le lion est sortit, on lave la cage'. Vérité absolue ici: vaut mieux ne pas essayer de, par exemple, faire reluire le plancher quand 30 orteils tentent de gâcher ton beau travail intensif d'enraillement de la tache.

Du coup, de ce congé imprévu, j'ai ressenti un petit relâchement de nerfs qui m'a causé un profond sommeil réparateur aux rêves étranges et salvateurs, pour quelques heures. Ouaip. J'ai dormit. C'est pour ça que le blog d'aujourd'hui a été retardé.

Puis, à mon réveil, il y avait l'Ami St-Jean qui a veillé à me nourrir et me faire découvrir sa musique préférée: tubes francophones quétaines datant des années 80. Alors on va quand même se coucher 'à pas d'heure' et penser faire quelques travaux de grand ménage demain.

Les filles, elles, prévoient écouter des p'tits bonhommes en mangeant des céréales (fantasme de tout enfant vivant sans télé) et d'aller se tapper le cul sur quelques pentes enneigées, avec leurs amies. Pis moi, j'ai rien à voir là-dedans et ça me fait bien plaisir. Bonne journée à toi, Greg! J'espère que tu auras autant de plaisir que j'en ai eu aujourd'hui!

Moi, je profite!

On va faire la fêteuhhhh!
Vendredi, ce sera la fête de la Louve. Premier party officiel dans notre nouveau home. Première fois aussi que mon beubé aura 8 ans. Ayes, on s'entends-tu que, avoir un beubé de 8 ans, ça veut non seulement dire que je ne suis plus une toute jeune mère, mais que j'ai surtout trois grandes filles dorénavent? HUIT ANS!!!

Merci encore une fois à Guylaine pour le rappel. Je fais ça, din fois, oublier la fête de mes enfants...

En règle générale, je trouve la vie pas si mal...

mercredi 16 mars 2011

DJ3 Les craques du plafond

Ce silence, il fût parfait.

J'ai entendu mon coeur battre à un rythme régulier.

J'ai fait la paix avec l'Ami St-Jean.

J'en entendu toutes vos suggestions: parler des relations homme-femme. Parler de vaisselle. En fait, la possibilités d'écrire un livre au sujet de la vaisselle me titille fortement. J'ai lu vos commentaires...

Mais d'abord, je dois finir mon premier roman. Je pense avoir trouver, durant ce court silence, la ligne directrice de ce foutu roman. Ce qui est une bonne nouvelle.

J'ai aussi appris trois règles non négligeable:

- Ne pas écrire lorsque je me sens trop émotive.

- Écrire avec un minimum de 8 heures de sommeil consécutifs dans le body. Sinon c'est faisable, mais non productif.

- Toujours apporter un crayon de plomp l'hiver, au-cas-où. (Je me demande encore où je pourrai me servir de celle-ci...)

Gala Jutra

Depuis plus d'un an, je garoche à qui veut bien entendre que j'aime bien regarder les craques du plafond. Ouaip. Je fais ça moi, regarder les craques du plafond depuis plus de cinq pour me perdre dans ses idées dont je parlais hier. Ça peut paraitre futile: mais moi, regarder les craques de plafond, je le fais bien. Suivez bien la prochaine idée...

Je m'en fout des Jutra. Je m'en fout autant que tous les autres galas.

Je me suis surprise hier à visionner la reprise sur internet du gala des Jutra.

Je n'y ai trouvé qu'une seule phrase qui a eut le privilège de me toucher, telle la mouche sur un boeuf présenté sur un présentoir en afrique. Il m'a vraiment touché. Le scénariste Denis Villeneuve a remercié sa famille pour leur patience. Parce que, selon lui, son film a été quatre ans d'observation de plafond. Il a même ajouter que: 'Oui, lorsque papa regardait le plafond, ben il travaillait.'

Ben voilà, c'est difficile à expliquer... mais quand on fait rien... on fait tout.

À l'avenir

J'aimerais bien lâcher le je-me-moi. C'est difficile, le blog se nomme: Des nouvelles de nous. Faques... j'essaie de donner des nouvelles de nous.

Les filles ne veulent plus trop qu'on parle d'elles en public, je respecte. C'est d'même que je les ai élevées aussi. Faire attention à ce qu'on dit en public. Il ne reste que moi. Pis ça j'ai le droit.

J'aimerais bien savoir si vous avez envie d'entendre ce que j'ai envie de dire sur ma vie ou s'il vaudrait mieux que je trouve d'autres sujets que mon cul. Ben quin... chu capable de parler d'autre chose aussi. L'Aurore Boréale pourrait le prouver.

Anyway, c'est un défi 30 jours... on va voir ce que ça donne.

D'ici demain, je suis rédemptrice de l'Ami St-Jean, j'écouterai le silence et j'entendrai tous vos commentaires...

J'écouterai battre mon coeur à un rythme régulier...

mardi 15 mars 2011

DJ2 Le silence...

Je n'ai rien à dire.

Ça doit faire trois heures que mes doigts sont posés sur le clavier, je cherche mes mots...

En fait, j'ai plein d'idées, mais je n'ai rien à dire. Les mots, les phrases et les sujets s'emmêlent dans ma tête. Les idées tournent tellement vite que ça commence à sentir la surchauffe.

J'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil, d'un peu de sécurité et surtout: de silence. De museler mes idées pour mieux les comprendre: les écouter une à la fois.

Mais vraiment, elles ne veulent pas cesser...

Alors ce soir, le thème du blog est celui-ci: le silence.

Ça commence maintenant...

(À demain tous! Envoyez-moi de longs messages pour meubler mon silence!)

dimanche 13 mars 2011

DJ1 Rage, vaisselle, trahison, lavage et autres petits bonheurs...

Bon, juste le titre, on se croirait dans un chapitre des Rois Maudits...

J'ai déjà reçu plusieurs différentes suggestions savoureuses pour me délier les doigts et la verve pour les 30 prochains jours. Je n'y vois que du plaisir... continuez, c'est dont l'fun, le plaisir!

Mais je dois avouer que ces derniers jours, mon coeur a mangé une bonne volée. J'ai donc décidé que c'est de lui dont j'allais parler dans ce premier blog, pour essayer de lui faire comprendre qu'il me tient à coeur: ce qui est une bonne nouvelle pour un coeur. Huhu...

Il a d'abord été un peu chambouler lorsque, lui et moi, avons réaliser ensemble qu'on avait marre des montagnes russes d'émotions. Malheureusement, le wagon ne s'arrête pas lorsque qu'on appuie sur le bouton d'arrêt d'urgence. C'est supposé, mais ça marche pas de même ça d'l'air... faques mon p'tit coeur s'est retrouvé écrapouti. À ce point, même que ça s'appelle plus des montagnes russes, mais plutôt une roulette russe d'émotion: je ne sais plus quelle émotion va intervenir lors d'événements courants.

Pis dieu sait que les événements, ils ont courrus vite ces derniers temps...

Juste cette semaine, ce fût une amère déception de devoir quitter l'équipe de l'Aurore Boréale. Pour diverses raisons que je n'ai pas envie d'expliquer ici. Puis, il y eu la joie de savoir l'Ami St-Jean se trainer les pénates jusqu'ici. Espoir aussi que, pour une fois, j'aurais un p'tit break de solitude. J'y ai cru parce que c'est un vieil ami avec qui je parle au moins quatre fois par semaine, pendant des heures, depuis quelques années déjà. Il semblait me connaitre... je pensais le connaitre aussi. Jusqu'ici, tout flotte...

J'ai eu la chienne aussi lorsqu'il n'a pas donné de nouvelles durant 20 heures, perdu qu'il était quelque part dans le Nord. Tsé. J'ai pensé au pire.

Joie totale de voir mes filles heureuses comme des papesses de pouvoir chahuter avec un gars. Ouaip. On a ça des fois chez-nous, un gars.

Pendant tout ce temps, j'ai aussi réussit à décevoir une amie. À en aider une autre. J'ai eu enfin ma laveuse. J'ai dit au-revoir à des amis qui retournaient au Québec. J'ai eu du fun avec, je l'espère, une nouvelle copine. J'ai dit des conneries à gauche et à droite. Je n'ai pas fait de vaisselle, mais le comptoir était toujours propre. J'me suis ostiner pour une canne de café. J'ai fumer. Encore. J'ai bu. Encore. J'ai pris quelques douches bien chaudes. J'ai été terriblement fière de me faire dire par la prof d'anglais que mes filles sont particulièrement brillantes et qu'elles devraient se rendrent jusqu'à l'université puisqu'elles ont les capacités intellectuelles pour le faire. J'ai reçu des téléphones désagréables. J'en ai reçu d'autres qui ont réchauffés mon coeur qui ne savait plus très bien sur quel pied danser.

Je me suis aussi fait dire pour la douzième fois que ma fille a besoin de nouvelles lunettes. Je n'ai pas eu à aller faire des commissions les trois derniers jours. J'ai un fouet: objet nécessaire à la préparation de crêpes dont j'avais même oublier l'existence. J'ai acheté du savon à lave-vaisselle. On a un lave-vaisselle pour la première fois: doux plaisir partager avec mes vieux amis qui connaissent bien mon allergie à la st-ciboire de vaisselle.

J'ai posé une question concernant l'amour sur facebook et j'ai reçu plein de réponses. Adorables. J'ai vu des images du Japon se faire brasser. J'ai béni le ciel de ne pas habité au Japon et d'être venue habité au Yukon. J'ai barré les portes et j'ai vérifié quatre fois durant la nuit qu'elles étaient bien vérouillées: c'est la seule chose que je peux faire pour protéger éventuellement mes filles contre un hypothétique danger. Je me suis fait dire merci pour avoir passer le balai. C'était la première fois qu'on me disait merci pour avoir passer le balai. J'ai eu des trucs d'écriture d'une amie romancière. J'ai dit merci pour tout à mon ex-patronne et j'espère bien la revoir bientôt pour qu'on parle de tout sauf du travail.

J'ai cru que j'irais faire du vélo de montagne cette été. J'ai dit 'je t'aime' environ 10 fois par jours, à intervalles réguliers. J'ai reçu des calins à intervalles réguliers aussi. J'ai même eu droit à une bonne baise, question d'hygiène. Je n'ai pas préparé de lunchs durant trois jours. J'ai reçu du courrier des anciens locataires, mais je n'ai pas reçu le paquet de mes parents. Mamie Mado a téléphoné pour me dire qu'elle avait reçu le dernier journal, qu'elle m'aimait fort et qu'elle est fière de moi. Je n'ai pas été capable de dire à Mamie que je n'écrirai plus pour les prochains journaux.

J'ai pogné les nerfs une fois ou deux après les filles. J'ai parlé au téléphone avec ma mère. J'ai remis à lundi toute la paperasse. J'ai remis à lundi mes responsabilités. J'ai remis à lundi le retard évident de ma vie. Je me suis aussi lancer un défi. Un gros défi. Et aussi, j'ai écrit. Quand je n'ai pas écrit, j'ai composé quelques phrases imaginaires, pour me divertir. Même que j'ai corrigé ces phrases imaginaires qui ne seront jamais écrites.

Aujourd'hui, ce fût de la colère. Une colère pure. De celle qui fait faire un vrille au coeur. Qui fait mal. Qui donne envie de mordre. Comme une louve qui protège sa meute. Parce que je croyais que mon vieil ami avait compris qui je suis. Qu'il m'aimait bien comme ça. Que ça pourrait être simple. Que lorsqu'il disait: 'J'te comprends MD', ben qu'il le pensait vraiment. Parce que je pensais le connaitre. Parce que je pensais que je pouvais avoir confiance en lui, que notre vieille amitié était un gage de sincérité. Pis je me suis trompée. J'aurais dû le savoir, le voir venir. C'est comme si c'était la première fois que je me fais trahir.

Il a dit vouloir m'aider, me donner un break. Une discharge de petits détails, pour quelques jours. J'y ai cru. Parce que, de toute façon, mon p'tit coeur était trop fatigué déjà pour pouvoir dire non.

Hier, pour une journée, j'ai fermé la sonnerie du téléphone. Parce que je n'avais plus envie de répondre. Puis, j'ai remis la sonnerie. Le téléphone a sonné... plusieurs fois. J'ai rendez-vous avec une Camille au vécu captivant que je rencontrerai mardi. J'ai dû dire non à une amie qui avait besoin de moi. J'ai hurlé ma douleur aussi. Pour rien. J'ai hurlé pour rien.

Maman m'a entendu pleurer à l'autre bout du Canada. Parce que je suis déçue. Je me suis fait dire aujourd'hui que je devrais moins penser à écrire et que je devrait plutôt faire ma vaiselle et le ménage. Parce que, tsé, c'est dans ma description de tâches en tant que maman. (Hein! Sérieux?) Que ça devrait être ma priorité. Ma mère m'a dit: 'Ben, il aurait dû venir me voir avant de partir... ça lui aurait éviter de faire 5800 km pour savoir que tu fais jamais ta vaisselle!'. Sur ce, on a rit. Beaucoup.

En écrivant ce texte, j'ai reçu au moins trois calins gratuits, de trois personnes différentes. Trois personnes qui viennent me poser une bise discrète sur la joue... qui ne veulent pas me déranger, puisque j'écris. Ça sent bon le pop-corn pour accompagner leur film. Elles ont même penser à m'en faire un bol juste pour moi. Elles ne sont ni fâchées de la situation, ni anxieuse, ni tristes d'avoir dit adieu à l'Ami St-Jean, elles-aussi. J'imagine que c'est parce qu'elles me font confiance. Ou parce qu'elles sont de véritables Yukonnaises: fortes.

À ce sujet, voici la suite du poème de Robert Service que je trouve fort à propos:

Envoyez-moi vos plus rudes, vos forts, vos braves, vos pur-sang;
Je n'ai de place, d'ailleurs, que pour vos meilleurs combattants;
Je les inscrits dans mon coeur, les prends en mon sein volontiers;
Je leur réserve mon or, ils deviendront mes héritiers.
Les autres - les faux prétendants - je comptes en faire des rebuts;
Les rendre fous, malséants, boîteux, maladifs et tordus.
N'envoyez pas vos ordures car je vous les retournerai!

Ouais, des fois, j'ai pas le goût d'être fine.

Sur ce, je vais aller vérouiller mes portes, prendre une longue douche chaude, donner trois bizous gratuits à mes trois épices, probablement couper la sonnerie de mon téléphone... et commencer à penser au blog de demain. Il se voudra, sans aucun doute, plus léger. Promis.

Et puis demain, c'est le fameux lundi...

Le défi 30 jours

Bon, voilà.

On m'a expliqué, gentiment, que je devrai être disciplinée et rigoureuse pour devenir écrivaine. Disciplinée et rigoureuse. Ouaip. Comme ça.

Autant me flatter le dos avec du papier sablé.

Devoir combattre un cancer, une commotion cérébrale ou un abcès sur la cuisse droite m'aurait été plus facile... mais non. On y va avec les grands maux... ou mots. On m'attaque où le bât blesse. Dans ma vie, je peux élever seule trois enfants, assurer la sécurité physique de plus de cinq survivants à une attaque nucléaire (ben oui, cinq, on parle de survie... vaut mieux en mettre plus qu'il n'en faut parce qu'en fait, on est quatre), faire la vaisselle pour plus de 100 personnes (ouais, j'ai fait ça aussi, dure à croire quand on voit la mienne) ... tout ça, je l'ai fait. Mais je suis aussi, de toute évidence, une très mauvaise dépendante à la régularité.

Disons qu'une marque de laxatif porterait mal mon nom pour une publicité.

C'est mon amie Mylène, l'écrivaine, qui m'a fait allumer sur le fait que de vivre de son art (dans ce cas-ci, l'écriture) signifiait AUSSI devoir se soumettre - nonobstant une répulsion absolue aux règles de vie adhérentes à la société qui m'entoure - à quelques impondérables consistant à devoir s'auto-discipliner dans l'éventuel objectif de pondre quelque chose de vendable.

Bref, j'aimerais bien vivre de ma plume, comme dirait l'autre...

Cécile, ma patronne à l'Aurore Boréale, a certainement lancé quelques jurons bien sentis concernant mon infiabilité. Elle m'a aussi appris que la régularité, ce n'était pas si mal. Elle m'a surtout inculquer d'autres magnifiques petites choses, petites irrégularités (les p'tits détails) que j'aime tant, qui ont redéfinies ma personnalité, ma vie et mon écriture.

Maman a tenté de me faire marcher dans le droit chemin aussi. Elle finit toujours par m'aimer comme je suis, alors... une maudite chance en fait... c'est la base. Mais du coup, elle a dû accepter que je vis à la minute près. Sans avenir, sans préambule, sans chemin...

Pour toutes ces bonnes raisons, je me lance donc un défi:

30 jours de blog

Le défi consiste à écrire un blog à tous les jours durant les 30 prochains jours: du 13 mars au 12 avril 2011.

Considérant mon incapacité à maintenir une règle, le défi est de taille.

J'espère donc me faire un plaisir à défaire mes propres règles d'insanités. Je vais avoir besoin de vos encouragements, de vos idées et, surtout, de vos folies. Parce que j'espère surtout ne pas être la seule à en avoir...

30 jours de blog... ouf... c'est partie!

jeudi 3 mars 2011

Déménagement, amitiés et un peu de bouderie...

Bon, j'avoue... j'ai boudé le blog. Il n'était pas gentil avec moi et refusait de se soumettre à mes volontés (et même qu'il a résisté contre mon manque de patience dans le gossage de photos et de textes?). Donc, pour la énième fois, vous n'aurez pas de photos et devrez patienter jusqu'à ma prochaine soirée de patience infinie.

Sinon, je n'ai qu'un mot pour décrire ce qui s'est passé dans nos vies depuis début janvier: Awoouuuuuuuhhh!!! Ce n'est ni un jappement de corbeau (oui, les corbeaux jappent ici), ni un hurlement de loup: je dirais plutôt un hybride entre le son que fait une tornade en emportant tout sur son passage et le grondement d'un vieux coucou qui prend son envol.

Home sweet home, prise 8
Huit! C'est le nombre de fois que j'ai déménagé ma gang depuis notre arrivée au Yukon. Avec un peu plus de stocks à transporter à toutes les fois. Sept: c'est le nombre de fois que j'ai été désespérée de le refaire encore.

Je vous fais un résumé rapide:
Temps des fêtes
Je suis tellement en manque de solution que je tente de 'renvoyer' mes filles au Québec (demandez toute l'histoire à Hommi Garande et Tia) ou d'y retourner la queud entre les jambes à la fin de mon contrat avec l'Aurore Boréale, à la fin janvier, si je n'ai pas trouver de toît pour mon 'nid de poules'. Le Yukon, de toute évidence, refusait notre incrustade.

Samedi, 29 janvier
Je tente, après bon conseil de La Grande, de téléphoner un samedi soir à 19H30 le seul endroit qui semblait intéressant dans les pages répétitives du journal local.
Lundi, 31 janvier
Je visite les lieux. C'est parfait pour nous. Je garde peu d'espoir selon les expériences négatives et peu fructueuses de mon passé de 'cherchage' dans le journal.
Mardi, 1er février
Je signe le bail pour un long terme.
Vendredi, 4 février
Le déménagement est terminé et je cris victoire contre un Yukon qui, j'en étais certaine quelques jours plus tôt, ne voulais pas de nous ici.

À l'annonce de notre déplacement de troupe, je m'attendais à devoir téter quelques services salutaires... encore une fois. Conséquence traditionnelle d'une maman seule, cassée et sans moyen de transport. Tsé, la réalité...

Que Nenni, mes amis! Je n'ai rien demandé: on m'a offert, simplement. Comme l'amitié le veut.

Ce qui m'a rappelé une phrase d'un texte de ce blog daté du 18 septembre 2009 (soit, trois jours avant notre départ) et qui s'intitule: Haut les coeurs!

'Savez-vous quelle est ma crainte dans toute cette histoire? C'est de rencontrer au Yukon des êtres aussi merveilleux que vous tous et d'avoir à leurs dire au-revoir à eux aussi lorsque viendra le temps de retourner au Québec.'

Ben quin! Voilà...

Merci à ma belle Guylaine qui a pris soin de ma gang durant les jours fatidiques et qui, en prime, a pris soin également de m'envoyer son homme, Greg, pour me déménager le plus rapidement possible, un vendredi soir. Tsé. Comme ça, sans préambule. Sans quémanderie. Avec beaucoup de générosité...

Merci à Virginie et Gary pour un gros voyage de stocks itou. Tu me manques aussi mon amie.

Merci à Josianne qui est venue torcher mon nouveau home.
Même qu'elle a prit un choc sur mon nouveau poêle qui l'a tellement 'choké', qu'elle a dû se rendre à l'hôpital pour se faire vérifier. Ce fût aussi un choc pour les québecoises que nous sommes de réaliser qu'un samedi soir à l'urgence de Whitehorse équivaut à attendre 10 minutes pour passer des tests et se faire répondre par le médecin soignant qui attendait... dans la salle d'attente qu'elle ait terminé ses tests. Le plus long a été l'inscription finalement. Joie... et comparaison évidente.

Bref, je reprends ma phrase du départ et je me re-cite:
Savez-vous quelle est ma plus grande crainte après toute cette histoire?
Aucune. Je sais que, où que nous soyons, il y aura toujours des gens aussi merveilleux qu'au Québec et qu'au Yukon.

Aujourd'hui, je vous écris (éfouèrée sur le divan en cuir d'un salon avec vue sur le ciel) d'un grand duplex de trois étages, comprenant quatre chambres et le lave-vaisselle inclus. Les planchers de bois francs sont rayés et les murs témoignent de nombreuses empreutes digitales qui ne sont pas les nôtres. C'est-t'y pas merveilleux? C'est la première fois que les 4Spices ont de la place pour toutes dans un environnement qui se veut acceuillant et bienvenue. Pour un temps illimité et une liberté totale de sons et d'actions. Yes sir!

Beaucoup de place. Tellement que je retrouve régulièrement deux ou trois fillettes collées contre mon flan sur le canapé... et même que je les ai retrouvées, un petit matin de cette semaine, toutes les trois dormant comme une portée de chiots dans le grand lit de la Louve. Elles sont comme ça mes filles: chiantes. Je les aime.

La suite?
Ben là... je dois aussi vous parler de l'Aurore Boréale et de tous ceux qui l'animent.

Je dois aussi vous parler de Dawson et de la superbe rencontre avec Mylène, Pierre et de tous les personnages uniques que j'ai croisé lors de mon séjour là-bas.

Haaaaa oui... je dois aussi vous parler de l'Ami St-Jean qui est en route pour ici, mais qui semble rencontrer des difficultés plus complexes qu'un ennuie mécanique, de dollards s'époumonants ou d'accidents de la route. Le moment est bien choisit pour vous transmettre quelques bribes d'un poème de Robert Service qui furent écrites au début du siècle mais qui prouvent leurs véracités encore aujourd'hui.

Voici la loi du Yukon, inexorable et sans issue:
'N'envoyez pas vos couillons, vos faibles, escrocs ou déchus;
Envoyez-moi vos gaillards, vos fiers, vos hardis, vos fringuants;
Je les harcèlent sans cesse et tente d'en faire des déments;
Envoyez-moi vos colosses, vos forts et vos endurcis;
Je leur promets nul repos, de moi ils n'ont aucun surcis;

(...)

Merci encore Mylène pour m'avoir partager ce petit bijou de traduction!

Pour l'Ami St-Jean ben... on verra s'il se rend jusqu'ici!

Je vous embrasses bien fort, tous autant que vous êtes, mes amis.

mercredi 26 janvier 2011

Si la tendance se maintient...

Bahhh... j'ai oublié de vous mentionner comment s'abonner au journal l'Aurore Boréale pour ceux et celles qui ont une folle envie de se délecter d'un peu plus que ce que le lien internet de l'AFY offre. L'exercice fût complexe pour certains mais dorénavent, ce sera plus facile pour vous tous!

Vous devez attrapper fébrilement votre appareil téléphonique et utiliser les touches marquant ces numéros: (867) 668-2663. Vous demandez ensuite Karine de l'Aurore Boréale. Soyez précis dans votre demande: KARINE.

'Bonjour! Je voudrais parler à celle qui gagne des prix pour les courses de traineaux à chien siouplait' Direz-vous. 'J'ai aussi entendu dire qu'un abonnement à l'Aurore Boréale ne coûte que 26 piasses et quelque et j'aimerais bien en profiter' Ajouterez-vous.

'Je tiens à vous dire que vous faites un travail formidable en plus d'être une belle personne et qu'il me serait gré de reçevoir les journaux dont une certaine Marie-Dimanche dont je n'ai jamais entendu parler avant me soient envoyés par la même que mon abonnement.' Préciserez-vous-je.
'Ainsi soit-il' Vous répondrassera-t-elle.

Bref, lâches un call au (867) 668-2663 pis tu vas avoir du service.

Si la tendance se maintient, j'aurais peut-être un prolongation à mon p'tit bonheur d'être au sein de l'équipe du journal. J'aurais doublement de plaisir si vous pouviez me lire autrement qu'avec le blog.

'Abonnez-vous qu'ils disaient...'

Pour ceux qui veulent lire mon premier article en tant que journaliste... je sais, c'est pas parfait. Je suis là pour apprendre. Le titre est: Deux petites bières, nécessaires...
http://www.afy.yk.ca/secteurs/main/fr/index.php?site=aurore-boreale

Deux autres articles sont disponibles dans cette publication ainsi que plusieurs photos! Ben, dans les trois autres publications précédentes aussi mais je me fesais la main et j'étais dans ma zone de confort...

Je veux vos commentaires! Je sais que je suis belle, fine et gentille pis que j'écris pas pire... mais je vous en supplie, soyez dure avec moi... c'est nécessaire pour mon évolution.

Haaa oui... j'ai aussi entendu dire que, peut-être, Hommi Garandi changerait ce blog laitte pour un plusse meilleur... éventuellement... mais gardez ça entre nous.

samedi 22 janvier 2011

L'Eldorado

Le Grand Ouf...

Je me suis trompée. Le grand respire que j'attendais depuis plusieurs années n'est pas venu d'une maison, d'un changement de vie ou d'un territoire en particulier.

Il est venu d'un stage dans un journal. C'est con hein?

J'aime faire du 9 à 5. Oui, oui! J'aime poser des questions. J'aime faire des entrevues. J'aime voir mon agenda se noircir d'une minute après l'autre. J'aime trouver des questions et j'aime demander de l'aide pour mes questions parce que je sais ce que je veux savoir et que je n'arrive pas à le dire. J'aime les gens qui gravitent autour de moi. J'aime les gens qui répondent à mes questions naïves.

J'aime être au Yukon pour toutes les personnes qui, provenant de tous les domaines, prennent le temps de répondre à mes questions naïves.

J'aime me faire squizer les ouïes quand je ne suis pas à la hauteur. Parce que je sais que je suis capable de faire mieux et qu'il m'est inconcevable de devoir me le faire dire. J'aime découvrir que moi-aussi, j'ai un égo. Ce dernier était porté disparu depuis trop longtemps.

L'avantage, c'est qu'on ne répète pas deux fois avec moi.

Quand je travailles, je souris. Quand je reviens à la maison le soir, je souris. Quand je pense à l'avenir... heu... ben... tsé... genre... ouin.

Okay, KO pour l'avenir puisque je n'en sais rien.

Mais je sais que mes épices et moi sommes assez fortes pour passer à travers tout ensemble. That's it. C'est toujours une force d'être quatre plutôt qu'une non?!

Je sais aussi qu'il est grandement temps de cogiter pour le prochain blog. Non mais, ho... y'a pas juste l'écriture et la paye dans la vie... y'a aussi les vieux copains!

Des photos peut-être?

samedi 1 janvier 2011

La Chaleur du Nord

Voici une superbe légende que vous présente La Rouquine qui a travaillé bien fort cette nuit pour vous l'offrir. Bonne année à tous!

Il était une fois une chatte nommée Salade qui vivait avec un vieillard grincheux qui ne la nourrissait guère et il ne lui donnait qu'un petit bol d'eau par semaine. C'est pourquoi Salade était très maigre et elle miaulait très faiblement.

Mais un jour, Salade était tannée de dormir sur un vieux tapis parce que le vieillard ne la laissait pas sortir. Elle voulait voir le monde et les étoiles!

Alors, elle économisa toute sa nourriture et vola une des gourdes de son maître pour y mettre de l'eau. Lorsque tout fut prêt, elle attendi le soir pour s'échapper par la fenêtre de la cuisine.

Elle s'était mis en tête qu'elle irait au paradis des chats!
Mais elle ne savait pas où s'était alors elle courut vers un ange qui passait tout près où était le paradis des chats. L'ange lui répondit qu'elle doit aller au ciel et pour ça, la seule façon d'y accéder était de mourir.

L'ange lui dit qu'il connait un autre endroit et qu'il faut juste suivre l'étoile scintillante qui pointe vers le nord. Salade la remercia et marcha en direction de l'étoile.

Celà fait déjà trente jours et elle n'a ni d'eau ni de nourriture. Elle continua, continua, continua et continua encore de marcher jusqu'à ce qu'il faisait froid, très froid et n'avait pas dormi. Elle decida donc de se creuser un trou dans la neige pour y dormir une nuit.

Mais elle ne se réveilla pas et alla au paradis des chats.

Maintenant, si vous êtes au Pôle Nord et qu'il y a un vent chaud qui arrive subitement, c'est Salade qui dort tout près de toi.