Bon, juste le titre, on se croirait dans un chapitre des Rois Maudits...
J'ai déjà reçu plusieurs différentes suggestions savoureuses pour me délier les doigts et la verve pour les 30 prochains jours. Je n'y vois que du plaisir... continuez, c'est dont l'fun, le plaisir!
Mais je dois avouer que ces derniers jours, mon coeur a mangé une bonne volée. J'ai donc décidé que c'est de lui dont j'allais parler dans ce premier blog, pour essayer de lui faire comprendre qu'il me tient à coeur: ce qui est une bonne nouvelle pour un coeur. Huhu...
Il a d'abord été un peu chambouler lorsque, lui et moi, avons réaliser ensemble qu'on avait marre des montagnes russes d'émotions. Malheureusement, le wagon ne s'arrête pas lorsque qu'on appuie sur le bouton d'arrêt d'urgence. C'est supposé, mais ça marche pas de même ça d'l'air... faques mon p'tit coeur s'est retrouvé écrapouti. À ce point, même que ça s'appelle plus des montagnes russes, mais plutôt une roulette russe d'émotion: je ne sais plus quelle émotion va intervenir lors d'événements courants.
Pis dieu sait que les événements, ils ont courrus vite ces derniers temps...
Juste cette semaine, ce fût une amère déception de devoir quitter l'équipe de l'Aurore Boréale. Pour diverses raisons que je n'ai pas envie d'expliquer ici. Puis, il y eu la joie de savoir l'Ami St-Jean se trainer les pénates jusqu'ici. Espoir aussi que, pour une fois, j'aurais un p'tit break de solitude. J'y ai cru parce que c'est un vieil ami avec qui je parle au moins quatre fois par semaine, pendant des heures, depuis quelques années déjà. Il semblait me connaitre... je pensais le connaitre aussi. Jusqu'ici, tout flotte...
J'ai eu la chienne aussi lorsqu'il n'a pas donné de nouvelles durant 20 heures, perdu qu'il était quelque part dans le Nord. Tsé. J'ai pensé au pire.
Joie totale de voir mes filles heureuses comme des papesses de pouvoir chahuter avec un gars. Ouaip. On a ça des fois chez-nous, un gars.
Pendant tout ce temps, j'ai aussi réussit à décevoir une amie. À en aider une autre. J'ai eu enfin ma laveuse. J'ai dit au-revoir à des amis qui retournaient au Québec. J'ai eu du fun avec, je l'espère, une nouvelle copine. J'ai dit des conneries à gauche et à droite. Je n'ai pas fait de vaisselle, mais le comptoir était toujours propre. J'me suis ostiner pour une canne de café. J'ai fumer. Encore. J'ai bu. Encore. J'ai pris quelques douches bien chaudes. J'ai été terriblement fière de me faire dire par la prof d'anglais que mes filles sont particulièrement brillantes et qu'elles devraient se rendrent jusqu'à l'université puisqu'elles ont les capacités intellectuelles pour le faire. J'ai reçu des téléphones désagréables. J'en ai reçu d'autres qui ont réchauffés mon coeur qui ne savait plus très bien sur quel pied danser.
Je me suis aussi fait dire pour la douzième fois que ma fille a besoin de nouvelles lunettes. Je n'ai pas eu à aller faire des commissions les trois derniers jours. J'ai un fouet: objet nécessaire à la préparation de crêpes dont j'avais même oublier l'existence. J'ai acheté du savon à lave-vaisselle. On a un lave-vaisselle pour la première fois: doux plaisir partager avec mes vieux amis qui connaissent bien mon allergie à la st-ciboire de vaisselle.
J'ai posé une question concernant l'amour sur facebook et j'ai reçu plein de réponses. Adorables. J'ai vu des images du Japon se faire brasser. J'ai béni le ciel de ne pas habité au Japon et d'être venue habité au Yukon. J'ai barré les portes et j'ai vérifié quatre fois durant la nuit qu'elles étaient bien vérouillées: c'est la seule chose que je peux faire pour protéger éventuellement mes filles contre un hypothétique danger. Je me suis fait dire merci pour avoir passer le balai. C'était la première fois qu'on me disait merci pour avoir passer le balai. J'ai eu des trucs d'écriture d'une amie romancière. J'ai dit merci pour tout à mon ex-patronne et j'espère bien la revoir bientôt pour qu'on parle de tout sauf du travail.
J'ai cru que j'irais faire du vélo de montagne cette été. J'ai dit 'je t'aime' environ 10 fois par jours, à intervalles réguliers. J'ai reçu des calins à intervalles réguliers aussi. J'ai même eu droit à une bonne baise, question d'hygiène. Je n'ai pas préparé de lunchs durant trois jours. J'ai reçu du courrier des anciens locataires, mais je n'ai pas reçu le paquet de mes parents. Mamie Mado a téléphoné pour me dire qu'elle avait reçu le dernier journal, qu'elle m'aimait fort et qu'elle est fière de moi. Je n'ai pas été capable de dire à Mamie que je n'écrirai plus pour les prochains journaux.
J'ai pogné les nerfs une fois ou deux après les filles. J'ai parlé au téléphone avec ma mère. J'ai remis à lundi toute la paperasse. J'ai remis à lundi mes responsabilités. J'ai remis à lundi le retard évident de ma vie. Je me suis aussi lancer un défi. Un gros défi. Et aussi, j'ai écrit. Quand je n'ai pas écrit, j'ai composé quelques phrases imaginaires, pour me divertir. Même que j'ai corrigé ces phrases imaginaires qui ne seront jamais écrites.
Aujourd'hui, ce fût de la colère. Une colère pure. De celle qui fait faire un vrille au coeur. Qui fait mal. Qui donne envie de mordre. Comme une louve qui protège sa meute. Parce que je croyais que mon vieil ami avait compris qui je suis. Qu'il m'aimait bien comme ça. Que ça pourrait être simple. Que lorsqu'il disait: 'J'te comprends MD', ben qu'il le pensait vraiment. Parce que je pensais le connaitre. Parce que je pensais que je pouvais avoir confiance en lui, que notre vieille amitié était un gage de sincérité. Pis je me suis trompée. J'aurais dû le savoir, le voir venir. C'est comme si c'était la première fois que je me fais trahir.
Il a dit vouloir m'aider, me donner un break. Une discharge de petits détails, pour quelques jours. J'y ai cru. Parce que, de toute façon, mon p'tit coeur était trop fatigué déjà pour pouvoir dire non.
Hier, pour une journée, j'ai fermé la sonnerie du téléphone. Parce que je n'avais plus envie de répondre. Puis, j'ai remis la sonnerie. Le téléphone a sonné... plusieurs fois. J'ai rendez-vous avec une Camille au vécu captivant que je rencontrerai mardi. J'ai dû dire non à une amie qui avait besoin de moi. J'ai hurlé ma douleur aussi. Pour rien. J'ai hurlé pour rien.
Maman m'a entendu pleurer à l'autre bout du Canada. Parce que je suis déçue. Je me suis fait dire aujourd'hui que je devrais moins penser à écrire et que je devrait plutôt faire ma vaiselle et le ménage. Parce que, tsé, c'est dans ma description de tâches en tant que maman. (Hein! Sérieux?) Que ça devrait être ma priorité. Ma mère m'a dit: 'Ben, il aurait dû venir me voir avant de partir... ça lui aurait éviter de faire 5800 km pour savoir que tu fais jamais ta vaisselle!'. Sur ce, on a rit. Beaucoup.
En écrivant ce texte, j'ai reçu au moins trois calins gratuits, de trois personnes différentes. Trois personnes qui viennent me poser une bise discrète sur la joue... qui ne veulent pas me déranger, puisque j'écris. Ça sent bon le pop-corn pour accompagner leur film. Elles ont même penser à m'en faire un bol juste pour moi. Elles ne sont ni fâchées de la situation, ni anxieuse, ni tristes d'avoir dit adieu à l'Ami St-Jean, elles-aussi. J'imagine que c'est parce qu'elles me font confiance. Ou parce qu'elles sont de véritables Yukonnaises: fortes.
À ce sujet, voici la suite du poème de Robert Service que je trouve fort à propos:
Envoyez-moi vos plus rudes, vos forts, vos braves, vos pur-sang;
Je n'ai de place, d'ailleurs, que pour vos meilleurs combattants;
Je les inscrits dans mon coeur, les prends en mon sein volontiers;
Je leur réserve mon or, ils deviendront mes héritiers.
Les autres - les faux prétendants - je comptes en faire des rebuts;
Les rendre fous, malséants, boîteux, maladifs et tordus.
N'envoyez pas vos ordures car je vous les retournerai!
Ouais, des fois, j'ai pas le goût d'être fine.
Sur ce, je vais aller vérouiller mes portes, prendre une longue douche chaude, donner trois bizous gratuits à mes trois épices, probablement couper la sonnerie de mon téléphone... et commencer à penser au blog de demain. Il se voudra, sans aucun doute, plus léger. Promis.
Et puis demain, c'est le fameux lundi...
6 commentaires:
Tout est question de doigté, sur un clavier, avec des mots à la place des notes, une maudite bonne "tune"
Coupe pas ta sonnerie trop longtemps, je vais t'appeler xxx
Emilie
Mon chéri et moi avons un ami qui était notre voisin auparavant. Il arrivait souvent à l'improviste chez nous pour prendre un petit café avec mon chéri. La maison était plus souvent qu'autrement en désordre. Un jour nous étions avec d'autres amis et je racontais que la maison n'était pas toujours en ordre et notre ami en question d'ajouter à cette conversation : "c'est toujours à l'ordre chez vous". Je n'ai pas senti de l'irronie dans cette petite phrase; mais bien qu'il voyait au delà des choses qui nous entourent. Là ou règne une amitié bien en ordre et rayonnante.
Avec toutes tes montagnes russes qui ont eu lieu dans l'espace d'une seule semaine, il faut voir ça du bon côté. Hé oui, maintenant que tout est derrière toi, le reste de l'année sera bien ensoleillée et plein de belles réalisations comme tu sais si bien le faire.
Bisous à vous quatre xxxxoo
Tia
@ Anonyme
J'aime bien...
@ Émilie-ma-jolie
Finalement, j'ai fait la grande fille et je ne l'ai pas coupé... appelles-moi quand tu veux! xxx
@ Tia
En fait, j'ai fait un résumé d'une seule semaine... parce que les montagnes russes durent depuis des mois et que ça aurait été trop long de tout expliquer.
Merci pour ce long commentaire! C'est l'fun à reçevoir!
4Spices xxxx
J'aimerais t'offrir un moment calme. Un moment de paix, simple. Comme la demie-seconde quand on se lève sans l'aide du réveil le matin, avant de ce rappeller ce qu'on a à faire aujourd'hui.
À défaut, je t'offre un cyber-câlin.
Anie depuis tjrs
@ Anie
Cristi qu't'as raison...
J'ai même eu un gros 10 minutes de paix et de calme avec ton cyber-calin...
Merci! xxx
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