Je suis de retour!
Je parle au Je parce que la seule qui écrit ici, c'est moi!
De retour à l'écriture donc... et à vous écrire Des nouvelles de nous parce que, peut-être que je suis juste bonne à parler de ce qui se passe dans nos vie, là où on le vit.
Le dernier griffonnage de nos aventures était il y a trois ans, au Yukon. Et depuis, 22 000 (chiffre approximatif échantillonné sur un pourcentage de griffonnage de rats échelonné sur la proportion d'humain) choses sont apparues dans nos vies dont je n'aurai cesse de vous taire parce qu'il n'y a aucune raison de vous en parler.
Les plaintes peuvent être remplis en 6 formulaires avec une feuille jaune, rose et bleu et acheminé dans le troisième sous-sol du triplexe A-1. Tournez à gauche sur l'aile sud (AS) 2e porte à droite... (fait vécu, by the way).
Les dernières années nous ont appris que nous étions différentes de la masse globale. Vous êtes surpris! Ben Voilà. Nous, pas vraiment non! Plus maintenant. Vous avez compris plus vite ce que nous avions pas catché encore et qu'on a pris cinq ans pour comprendre.
La dernière fois que je vous ai écrit, j'étais la mère monoparentale de mes trois filles vivant des aventures au Yukon, entre-autres. Aujourd'hui, je partage ma vie avec deux adolescentes et une pré-ado qui découvrent le grand monde, entre-autres.
Je suis aussi la femme qui vit auprès d'elles et qui partage leur vies, mine de rien.
J'ai forcé mes filles à déménager loin du Yukon au début de juillet. C'est ce que peut faire une mère: prendre des décisions pour le bien de tous, même si les protagonistes s'insurgent.
Je m'insurge moi-même contre notre déménagement qui a été forcé pour d'autres raisons qui sont de l'ordre de la dignité humaine, des préjugés, du respect de la vie privée et du féminisme que les filles ne peuvent pas voir parce que, en tant que mère, quand tu fais ben ta job, tu les protèges de ça aussi.
Elles ne savent pas, mais elles ont appris plein de choses...
La Louve va bien dans sa nouvelle école où elle peut être la plus Grande dans son univers. Elle s'intéresse à ce qui se passe autour d'elle, elle apprend des choses et elle prend soin d'elle.
La Rouquine s'adapte à son nouvel environnement à sa façon. Elle se demande qui sont ces gens qui la forcent à apprendre quelque chose. Ces mêmes gens lui demandent si elle est un garçon ou une fille. Je la laisse rouquiné... elle est magnifique quand elle rouquine.
La Grande (la vraie) se fait des amis à la tonne sur les réseaux sociaux. Elle est jolie (selon les normes de la société et, de toute évidence, les garçons de sa nouvelle école). Elle est physiquement jolie: dans sa tête et dans son corps.
Mine de rien, l'idée de dignité humaine, de préjugés, de respect de la vie privée et du féminisme (et j'ajouterais de la liberté d'expression) ne sont pas encore des bases acquises dans la société dans laquelle j'ai pausé mes filles, ni la votre.
La partie n'est pas gagnée pour la justice versus mon éducation: tous territoire, province, pays, couleur, sexe, orientation sexuelle et religion confondus.
Ne dites pas aux filles que je suis contre ce déménagement forcé. Je ne voulais pas partir et si je dis que j'ai de la peine, je perds leur respect.
C'est la p'tite criss de voix de la raison qui m'a dit de partir au Yukon et la même qui, dernièrement, nous a rapatrié ici.
Comme quoi la vie nous apporte là où doit être au bon moment. Parce quand je regarde ma famille, je pense qu'elle est bien où elle est.
Sherbrooke.
Là, maintenant.
Avec une trolée d'ados, de fines herbes et d'injustices qui s'épivardent dans tous les coins...
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