mercredi 30 septembre 2009

La recherche d'un toit à Whitehorse

Les logements ou maisons à louer sont rares et surtout très onéreux à Whitehorse. Je m'attendais à tomber dans une période plutôt tranquille à l'automne: les étudiants et les touristes partis, je croyais avoir le champ libre. C'était sans compter tous les gitans qui ont passés l'été dehors à dormir dans une tente d'un endroit à l'autre et qui, maintenant, se cherchent un endroit chaud pour passer l'hiver! Dohh!

Pour un logement/maison à louer avec 2-3 chambres, il faut s'attendre à payer entre 1200$ et 1600$ rien d'inclus. Ajoutez à ce montant celui de la facture de chauffage qui grimpe aussi vite que la température descend. Pour les personnes seules, une chambre à louer ou la colocation reste une bonne solution. Mais n'espérez pas une chambre en bas de 500$. J'ai déjà entendu parler d'une quinzaine de personnes dans un minuscule logement durant la saison estivale tellement il n'y a plus de place à loger.

On a bien rit aussi en regardant les annonces dans les journaux. La demande de logement étant grande, les propriétaires peuvent se permettrent d'être sélectifs. Ainsi, la mention 'No-drinking, no-smoking, no pets' peut aussi vouloir dire: 'No-friend, no-fun, no-life''. À plus de 1300$ et pas pouvoir péter chez-vous, permettez-moi d'être sélective aussi. Je veux bien faire des sacrifices mais...

Il n'est pas rare aussi qu'ils demandent une 'jeune femme professionnelle'. Ais-je découvert un fantasme Yukonnais?

Le gardiennage de maison (house sitting) est populaire par ici. Quelques propriétaires choisissent de quitter leur maison durant l'hiver et peut vous proposer d'habiter sans frais chez eux à condition de faire l'entretien de la maison et de prendre soin des animaux, des plantes...

Certains vont prendre une chance en téléphonant pour une annonce de maison à vendre et offrir de louer la maison si elle n'est pas encore vendu. En gros, essaie... n'importe quoi, mais essaie.

Il y a aussi les cabines: cabanes en bois rond, souvent sans électricité ni eau, mais qui permettent de vivre une expérience en nature. Le prix dépend des services inclus et de la distance de Whitehorse mais elles sont en général meilleur marché que les logements en ville.

En cas d'urgence, il reste toujours une autre option. La saison touristique étant terminée, les hôtels offrent des chambres à la semaine ou au mois. Ça revient au même prix qu'un logement mais ça demeure une solution temporaire... et j'ai bien hâte de vider mes valises quelque part.

J'étais déjà au courant de cette pénurie du logement avant d'arriver mais comme difficile à trouver ne signifie pas impossible, je garde confiance. Mon premier véritable défit n'est pas de chercher un loyer: c'est de devoir le faire en anglais et ça me frustre de ne pas être autonome dans mes communications. Ça restera pas de même certain!

Quoi qu'il en soit, je continue à croire que les choses vont se placer comme elles l'ont fait depuis la prise de décision de quitter le Québec. Les solutions s'alignent toujours à la dernière minute... et il me reste encore quelques heures...

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