dimanche 13 septembre 2009

Une semaine avant le départ.... le Monstre.

Aimez-vous les manèges? J'ai embarqué une fois dans le Montre de la Ronde quand j'avais à peu près 10 ans et j'ai eut le flash-back de cette expérience aujourd'hui.

J'avais pris moi-même, comme une grande, la décision de monter dans le manège. J'avais un peu peur, mais comme je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je me contrôlais bien. Puis, ça commence à monter. Ça monte... ça monte... ça monte...

J'ai réalisé trop tard que je ne pouvais plus débarquer et que, finalement, ça monte en sacr... ent ce p'tit wagon là! Y'a un stress qui est alors embarqué dans le creux de mon coeur et j'ai eut des réflexion du genre: Pourquoi je suis montée là-dedans? Ouin, c'est haut hein! J'aurais peut-être pas dû! Si j'ai mal au coeur là-dedans? Si la structure s'écroule? Et si...? Et si...? Et si?... C'était de la peur. Ce fût tout d'un coup moins agréable et surtout moins rigolo. Et puis, non mais... j'allais pas faire la peureuse devant mes amis!

En même temps, j'avais hâte que le manège nous précipite à grande vitesse sur les rails. Justement parce que je voulais connaitre la sensation de tourner, monter et descendre dans tous les sens: j'étais là pour les sensations fortes! Sinon, à quoi ça sert un manège?

À la fin de la montée, juste avant de dévaler la première pente, il y a quelques secondes ou t'es en suspend. Ça donne un p'tit haut-le-coeur, comme sur une balançoire, mais un peu plus gros. J'ai pris le temps de regarder de ville, la vue est d'ailleurs superbe, c'est fou ce qu'une image peut s'imprégnée en quelques secondes! Puis, ça part s't'affaire là. Aucun commentaire pour la suite de cet aventure, j'ai jamais eut le temps de philosopher durant la descente et les courbes qui ont suivit.

Depuis la semaine dernière, dans ma vie, ça monte... ça monte... ça monte. Au départ, c'est une décision consciente que d'avoir choisit ce projet. Maintenant, je me demande si je n'oublie pas quelque chose dans ma to-do list, me rajoute des choses à faire cette semaine, fais les sacs-à-dos, les défaits et les re-refait encore. Je commence à me demander si je vais réussir à trouver un toit rapidement pour mes poules. Si je vais me trouver un emploi. Est-ce que j'ai vu tout le monde que je voulais voir? Merde, je voulais absolument faire ça avant de partir! Voir tel ou telle personne! Et aussi... haaa oui... ça aussi...

Alors cette semaine, j'ai été un peu étourdie par les événements et de plus, je l'avoue (mais ne le répétez pas siouplait) j'ai eut un peu peur. Vous savez, le p'tit haut-le-coeur! Je me suis demandé si c'était, finalement, une bonne idée. Pas trop parce que je sais bien que j'ai pris la bonne décision. Mais tout de même... tout ça pour quoi?

Je ne sais pas encore. C'est ça qui est envoutant.

Les filles ont eut aussi, je crois, cette sensation d'inconnu devant soi. La Grande était plus sensible, mais puisqu'elle a 10 ans, elle ne va pas me le dire! Elle est plus émotive, plus arrogante, plus irritable. Elle m'a même avouée que l'autre jour, elle n'a plus eut le gout de partir. Soit, je peux comprendre. Mais déjà, quand elle m'en a parlé, sa peine était déjà passée. La Louve fait le bébé et m'a confié faire des cauchemars. Elle ne comprend rien à ce qui se passe. Mais elle a hâte d'entendre des loups la nuit... faut ce qu'il faut pour le vivre! La Rouquine m'impressionne grandement. Celle qui ne voulait pas partir a maintenant fait son deuil, est d'humeur joyeuse et savoure ce moment d'itinérance comme si elle était déjà passée par là plusieurs fois.

Je ne sais pas ce qui nous attend. Mon projet n'est pas plannifié au quart-de-seconde près et j'avoue que je prends des risques. Pour ceux qui ont envie de s'inquiéter, ne vous rongez pas les ongles, j'ai un plan B: on revient si on est pas bien. Mais je préfère le plan A: on va se faire une belle vie là-bas et vivre plein d'aventures ensemble.

Nous voilà toutes en haut du manège, on regarde le paysage ensemble... et personnellement, j'ai vraiment hâte de sentir la première courbe. Et comme mes filles sont dans le même wagon, c'est quatre fois plus de plaisirs à partager, mais je ne peux pas parler pour elles... elles le feront mieux que moi.

Trouvez-vous que j'ai bien expliqué ce qu'il s'est passé cette semaine dans nos vies? J'ai tellement de choses à vous raconter et si peu de temps pour le faire...

2 commentaires:

gadozama a dit…

Ce que tu decris ressemble à ce qu'on me disait des contractions quand on accouche, soit tu luttes pis ca fait un mal de chien ou t'embarques dans la vague et tu montes montes et tu redescends avec ton élan. Plus la montée a était longue plus ton élan te porte loin.Comme les beaux surfeurs de Californie! Alors lundi matin à la gare pense aux beaux surfeurs et leurs vagues!

Anonyme a dit…

Ha oui, tu es très claire : la comparaison avec le manège est excellente.
Je vous souhaite à toutes les quatre un beau départ, une belle route, et une heureuse arrivée, et encore une agréable installation, et puis plein de nouvelles(eaux) amis et pi ben du fun et pi [remplir cet espace de ce que vous désirez le plus] !
Le type au chapeau