dimanche 5 septembre 2010

Où est passé le mois d'août?

Je ne l'ai pas vu passé! Tout d'abord une lettre de notre propriétaire nous demandant, à regret, de quitter à la fin du mois. Ensuite, la visite de papi et mamie qui nous a bien occupées pendant les trois semaines suivantes: voyages, visites, musées, pique-niques, géocaching, encore et encore des visites et papotage en règle. Papi a très bien utilisé sa verve et sa plume pour vous relater nos aventures. Merci Papi! À moi maintenant de continuer...

À la fin du mois, ce fût l'emboitage pour la sixième fois en moins d'un an. J'ai été, encore une sainte fois, exaspérée par la quantité phénoménale d'objets et gugusses de toutes sortes accumulés en si peu de temps. My god! Comment on fait pour amasser autant de cochonneries? Me semble que je m'étais départie d'une bonne part de notre 'pataclan' avant de partir du Québec justement dans le but de vivre avec le minimum. On est arrivé à Whitehorse avec quatre sac-à-dos remplis de vêtements et une grosse valise pleine d'habits de neige.

Faut croire que le minimum requis avec trois enfants lorsqu'on stagne à un endroit comprend la vaisselle, la bouffe, les jouets, les vélos, les livres, quatre garde-robe complètes et l'équipement de camping... au cas-où qu'on aurait envie de se sauver en fôret avec la moitié de nos possessions.

Priscilla et Dexter, sa vieille van chéri, se sont chargés des transports à l'Armée du Salut pour les choses à donner et pour relocaliser notre ménagerie dans notre nouveau home temporaire. Le reste s'est retrouvé aux poubelles, à mon grand soulagement.

Ma super-voisine Guylaine, maman d'Andréa et de Natasha, a sentie ma détresse: en plus d'inviter mes fifilles à souper le lundi soir, elle a pris en charge ma gang le mardi aussi pour le souper, le dodo et les lunchs pour l'école. Sans elle, Priscilla et moi n'aurions jamais fini la dernière journée... saines d'esprits.

Bref, sans Priscilla et Guylaine, je me serais simplement assise au milieu du bordel de mon salon en braillant toutes les larmes de mon corps. Mais noooooon! Tout a été fait et bien fait: grâce à des anges, encore une fois...

Nous voilà donc dans la maison de Priscilla qui a bien voulu ouvrir sa porte et son cocon aux quatre épices bien tannées de se faire déménager. Les logements sont toujours aussi difficiles à trouver et c'est devenu une routine d'ouvrir le journal, de téléphoner à tous les endroits qui pourrait nous intéresser et de se faire refuser. Je ne sais plus si je dois rire ou pleurer.

Je ne sais plus si je dois persévérer ou si le Yukon ne veut simplement pas de nous.

La cohabitation avec Priscilla va très bien. Les filles l'adorent et la vie est simple ici: les filles disposent d'une télévision dans leur chambre et d'une collection complète de movies de toutes les époques, d'une Wii avec tous les jeux disponibles dont Guitar Heros (et tous les accessoires), Mario Kart, fitness, d'un parc juste à coté et SURTOUT: de beaucoup de patience, de joie et de câlins. Ici on peut crier, chanter, danser, écouter de la musique forte, s'engueuler, prendre des douches chaudes et longtemps, laisser la vaisselle sale trainer sur le comptoir et courrir partout dans la maison. Du coup, toutes les tâches et responsabilités deviennent plus facile.

En plus, je payes moins cher.

Alors une multitude de petits stress quotidiens que je vis depuis des années viennent simplement de s'envoler. Mes épaules s'en trouvent plus légères, mon énergie recentré ailleurs, mon coeur réapprend à battre à un rythme régulier et mes projets s'en trouvent encore plus près de la réalité.

2 commentaires:

gadozama a dit…

Et pourquoi pas ne faire une demeure permanente, chez Priscilla?
Mais je te souhaite te trouver qq chose de stable, Pourquoi l'autre vous a demandé de quitter, si jamais c'est pas indiscret?
Lache pas, je pense souvent a toi et tes filles, tu me manques.
Martine

Anonyme a dit…

Ben justement, Priscilla m'a demandé ce week-end si nous voulions habité avec elle en permanence, mais j'ai plusieurs détails à prendre en compte.

On a été obligé de partir parce que Docteure Alpeza avait besoin de son loyer pour sa famille qui arrivait de Bosnie.

Moi aussi je pense à vous souvent! J'pense bien écrire un nouveau blog ce soir, si mes filles se couchent pas trop tard ;)...

4Spices xxx